Le mardi 21 octobre dernier, le correspondant permanent de Radio France Internationale (RFI) � Abidjan, Jean H�l�ne, de son vrai nom Christian Baldensperger, �tait froidement assassin� dans les alentours de la Direction g�n�rale de la Police nationale, par le sergent Th�odore Sery Dago. Pr�s d�une semaine apr�s ce l�che assassinat, pass�s les moments d�indignation et de col�re, des zones d'ombre persistent toujours dans ce meurtre que le proc�s, nous l�esp�rons, �clairera certainement.
Des interrogations reviennent, et qui restent pour le moment sans r�ponses lorsque l'on �voque les circonstances de la mort de Jean H�l�ne. Premi�rement, selon certaines sources, ce sont les �l�ments de la Police fran�aise qui ont �t� les premiers � �tre sur les lieux du drame, avant m�me les policiers ivoiriens et ce, malgr� la proximit� de la Direction g�n�rale de la Police ivoirienne. Une fois sur les lieux, les flics fran�ais se sont pr�cipit�s sur les douilles des balles qui ont servi au crime, et ont m�me d�plac� la voiture de Jean H�l�ne.
Cette pr�cipitation des policiers fran�ais sur les premiers indices du crime, alors qu'on n'avait pas encore proc�d� au constat d'usage, reste suspecte aux yeux de certains enqu�teurs. Deuxi�mement, le p�rim�tre du crime n'a pas �t� d�limit� comme cela est d'usage en la mati�re. Est ce un oubli de la part des enqu�teurs ? Les policiers fran�ais, pourtant les premiers sur les lieux du crime, se sont rendu compte de toutes ces �anomalies � avant de se retirer non sans avoir couvert de sable le sang de leur compatriote r�pandu sur le macadam. Autre fait troublant, la conversation entre le pr�sum� tueur et le Directeur des Renseignements G�n�raux, le commissaire Dja Bl�. Le sergent Sery Dago aurait inform� le Directeur des Renseignements G�n�raux de � ce qu'un homme de race blanche est en train de t�l�phoner � partir de son portable �.
Ce dernier lui aurait r�pondu : � C'est un journaliste qui est venu couvrir la lib�ration des militants du RDR . Laisse le faire son travail �. Si ces �changes se sont r�ellement pass�s ainsi, cela appelle imm�diatement deux grandes questions. Premi�rement, dans un corps de m�tier aussi hi�rarchis� que la Police o� l'on voue un culte � la hi�rarchie, comment un sergent peut-il prendre directement ses ordres aupr�s du Patron des Renseignements G�n�raux ? Deuxi�mement, comment le Directeur des Renseignements G�n�raux, savait-il qu'il y avait dehors un journaliste venu couvrir la lib�ration des 11 militants du RDR ? Est-ce l'avocat du RDR dont on avance qu'il s'est rendu � la Direction g�n�rale de la Police en compagnie de Jean H�l�ne qui avait signal� la pr�sence de ce dernier au Patron des Renseignements G�n�raux ? A ce niveau, un flou est entretenu sur l�interlocuteur direct du sergent meurtrier.
Tant�t, on avance le nom du Directeur des Renseignements G�n�raux, tant�t, celui du commissaire Adjoussou, Directeur de la Police Judiciaire, pour ne pas citer le Lieutenant Dadi� Kouassi Kalvados, le sup�rieur direct du sergent Sery Dago. Finalement, avec quel(s) sup�rieur(s) hi�rarchique(s) le sergent a-t-il eu l��change ? L'enqu�te polici�re, s'est finalement achev�e selon des sources polici�res concordantes, et a certainement pris en compte toutes ces interrogations. Dans tous les cas, seul le proc�s permettra d'y r�pondre pleinement.
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