Le 27 octobre le secr�taire d'�tat am�ricain Colin Powell, l�homme qui poss�de le langage le plus sinc�re de l�administration Bush, accordait une interview � la cha�ne CNN.
L'attaque perp�tr�e le 26 octobre contre l'h�tel Al-Rachid � Bagdad montre que la situation en Irak � demeure dangereuse � a affirm� Colin Powell. Cependant, il existe �galement des � signes positifs � non seulement � Bagdad, mais aussi dans l'ensemble de l'Irak, a d�clar� le secr�taire d'�tat am�ricain, lors d'une interview accord�e � CNN ce m�me jour, dans le cadre de l'�mission "Late Edition".
"Nous avons lev� le couvre-feu � Bagdad parce que nous pensons que la situation est plus s�re et que les gens veulent sortir. L'�conomie commence �galement � reprendre son essor. Il y a donc des �l�ments positifs. Mais il y a �videmment des �v�nements regrettables, comme l'attaque" contre l'h�tel Al-Rachid.
M. Powell a ajout� que la dur�e de l'occupation de l'Irak par les forces de la coalition d�pendait de trois facteurs : premi�rement, la cr�ation, l'entra�nement et le d�ploiement de forces irakiennes de s�curit� ; deuxi�mement, la r�daction d'une constitution et l'�lection d'un gouvernement repr�sentatif ; troisi�mement, la reconstruction du pays.
Durant cet entretien, M. Powell a �galement �t� amen� � discuter du mur de s�curit� qu'Isra�l est en train de construire en Cisjordanie.
� Cela nous inqui�te. Installer une cl�ture pour des raisons de s�curit� lorsqu'elle d�limite clairement votre propri�t� est une chose. Mais �tant donn� que ce mur p�n�tre profond�ment en territoire palestinien et force de plus en plus de Palestiniens � modifier leurs parcours habituels pour se rendre � leurs champs ou � leur travail, et qu'il semble pr�figurer l'aspect que prendrait un �tat palestinien, cela nous pr�occupe. �
M. Powell a aussi abord� le probl�me des combattants �trangers qui forment vraisemblablement la plus grande partie des kamikazes en Irak. Car le v�ritable d�fi en Irak est aujourd�hui d�assurer aux citoyens de ce pays un niveau de vie au moins semblable � celui qu�ils poss�daient sous la dictature de Saddam Hussein. Faute de quoi le m�contentement grandira.
Or les �tats-Unis s�ils montrent un v�ritable talent � conqu�rir ne savent pas administrer. Ils montrent notamment une incapacit� � comprendre que leur mode de vie n�est pas forc�ment exportable et greffable � toutes les cultures.
L� o� le colonialisme europ�en savait faire avec toutes les injustices que cela entra�nait, les Am�ricains ont gard� cette na�vet� qui consiste � croire que le lib�ralisme peut s�adapter � une soci�t� en lambeaux, fa�onn�e par une dictature et la religion islamique.
La seule solution va �tre � court terme de faire prendre en main la r�pression par les Irakiens eux-m�mes et donc de remettre sur pied des pans entiers du parti Baas qui structurait l��tat irakien avant la chute de Saddam Hussein.
|
|