Le proc�s de Carlos Silvino dit "Bibi", ancien employ� du centre pour enfants en difficult� Casa Pia, formellement accus� de violences sexuelles sur des mineurs, a d�but� mardi � huis clos � Lisbonne, entour� de mesures de s�curit� strictes. L�investigateur avait d�crit cette sinistre affaire dans son num�ro 260, datant du d�but janvier 2003.
Le d�but du proc�s du principal pr�venu dans le scandale p�dophile de la Casa Pia avait �t� report� � deux reprises.Les cha�nes de t�l�vision ont montr� des sc�nes de col�re devant le tribunal � l'entr�e de Carlos Silvino, entour� d'�l�ments arm�s de la police d'intervention."On devrait te tuer � petit feu", a cri� une femme, � l'arriv�e de Silvino dans une camionnette sans fen�tres escort�e de quatre voitures de police.
Ag� de 46 ans, "Bibi", qui a �t� plac� en d�tention pr�ventive le 25 novembre 2002, compara�t pour viols et agressions sexuelles sur quatre mineurs dont un sourd-muet et un handicap� mental, durant les trois derni�res ann�es ayant pr�c�d� sa mise en d�tention pr�ventive.Le collectif de juges en charge du proc�s a d�cid� qu'il se d�roulerait � huis-clos et qu'un porte-parole serait charg� de lire en fin de s�ance un communiqu� � la presse.
Carlos Silvino devra sortir de la salle lorsque les quatre victimes t�moigneront des violences subies, une d�cision prise en raison de leur �ge et de leur �tat psychologique jug� fragile.Au-del� de cette affaire, "Bibi" est �galement impliqu� dans l'autre grand scandale li� �galement � la Casa Pia, et qui est actuellement en cours d'instruction et dans lequel douze p�dophiles pr�sum�s ont �t� mis en examen.
Apr�s la remise en libert� du d�put� socialiste, num�ro un du PSP, Paulo Pedroso et d'un autre pr�venu la semaine derni�re, cinq personnes, dont l'ancien ambassadeur Jorge Ritto et le pr�sentateur vedette de t�l�vision Carlos Cruz, sont actuellement en d�tention pr�ventive dans le cadre de l'enqu�te sur l'existence pr�sum�e d'un r�seau p�dophile autour de ce centre d'�ducation public.
Le scandale de la Casa Pia a suscit� un profond malaise au Portugal devant l'impunit� dont auraient b�n�fici� les auteurs d'actes p�dophiles depuis une vingtaine d'ann�es.L'avalanche de r�v�lations dans la presse, la violation syst�matique du secret de l'instruction ou la publication d'extraits d'�coutes qui impliqueraient des responsables du parti socialiste ont entam� la confiance des Portugais dans le fonctionnement des institutions.
Le pr�sident portugais Jorge Sampaio a appel� lundi soir � la "retenue et une s�r�nit� accrue" les magistrats, les avocats et la presse "afin qu'il soit possible de rendre la justice". "Il faut que la justice se fasse, qu'on aille jusqu'au bout et que cette trag�die qui a perdur� pendant vingt ans soit effectivement jug�e pour que tous puissent respirer", a-t-il d�clar�.
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