� Budapest, Jean-Marie Le Pen et le n�gationniste anglais David Irving comm�morent ensemble le soul�vement hongrois de 1956 contre l'intervention sovi�tique. R�cit de Jean-Yves Camus de proche-orient.infos.
David Irving, aux c�t�s de qui Le Pen s'est exprim� le 23 octobre, est tr�s appr�ci� du monde arabe. Il a longuement �t� interview�, le 16 avril 2000, dans le quotidien �gyptien � Al Ahram �. Le dirigeant du Hamas, Abdelaziz al Rantissi, l'a cit� en exemple dans son article n�gationniste, � Qu'est-ce qui est pire, le sionisme ou le nazisme ? �, paru dans l'hebdomadaire de son mouvement, � Al Rissala �, le 21 ao�t 2003. Il y a � cela de bonnes raisons puisque Irving, sur son site internet, s'est d�clar� favorable, le 16 avril 2002, � � l'h�ro�sme du suicide � du monde arabe.
C'est � 15 heures, le jeudi 23 octobre, sur la Place des H�ros, dans la capitale hongroise, que le MIEP (Parti de la Justice et de la Vie) comm�morait l'anniversaire du soul�vement arm� de 1956 contre l'intervention sovi�tique. Dirig� par Istvan Csurka, le MIEP a obtenu 4,4% des voix aux �lections l�gislatives d'avril 2002 mais a perdu sa repr�sentation parlementaire.
Participant � cette manifestation, Jean-Marie Le Pen, pr�sident du Front National, a dans son discours invit� les partis nationalistes des pays adh�rant � l'Union Europ�enne � s'unir en vue des �lections de 2004. La pr�sence dans le m�me meeting du n�gationniste anglais David Irving est �videmment de nature � compromettre les tentatives du FN de se respectabiliser.
Irving est arriv� en Hongrie le 21 octobre pour une tourn�e de promotion, dans dix villes du pays, de l'�dition hongroise de son ouvrage sur l'insurrection de Budapest paru en 1981 : Uprising ! ( en hongrois : Felkel�s ! ). Une d�p�che de l'agence de presse hongroise MTI, dat�e du 21 octobre, le d�crit � bon droit comme un n�gateur de l'Holocauste et un � apologiste de Hitler �. Interdit de s�jour en Allemagne, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Z�lande, en Italie et en Afrique du Sud, Irving a perdu, le 11 avril 2000, le retentissant proc�s en diffamation qu'il avait intent� � l'historienne am�ricaine Deborah Lipstadt, qui l'avait qualifi� de n�gationniste.
Les attendus du jugement ont �t� extr�mement s�v�res pour Irving, que les magistrats londoniens ont consid�r� �tre � un n�gationniste actif ; un antis�mite et un raciste ( qui) s'associe avec des extr�mistes de droite qui font la promotion du n�o-nazisme �. Dans son discours de Budapest, Irving s'est livr� � une longue diatribe contre � le grand capital qui traverse invisiblement les fronti�res et les limites des �tats �, qui � n'honore aucun drapeau et n'est pas responsable dans les urnes devant les �lecteurs �. Il a pos� la question : � Mais qui est vraiment derri�re le gouvernement de votre pays, ou du mien ? � et a rappel� qu'au moment o� la Hongrie se soulevait, en 1956, les pays d'Europe de l'ouest n'avaient pas soutenu les insurg�s car � La Grande-Bretagne, la France et Isra�l �taient plus int�ress�s, cette semaine-l�, par le lancement d'une guerre d'agression criminelle au Moyen-Orient, � Suez �.
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