Quelques mots maladroits de Jacques Chirac prononc�s apr�s les propos antis�mites du premier ministre malaisien ont suffi pour qu�une certaine presse isra�lienne traite, contre toute vraisemblance le pr�sident de la R�publique d�antis�mite.
Cela suffit maintenant. Il suffit que l�on ne soit pas dans la ligne d�une certaine presse isra�lienne pour �tre imm�diatement trait� d�antis�mite. Ces gens-l� finissent par travailler � contre-emploi et � eux-m�mes alimenter un antis�mitisme qui, il est vrai grandit dans les milieux islamistes.
Mais qui pourra croire que Jacques Chirac est un antis�mite sinon des fous ou des imb�ciles ? Nous avons toujours �t� des vigies de l�antiracisme, attentifs � la moindre d�rive antis�mite. Nous n�avons donc aucune le�on � recevoir de personne en la mati�re. Nous l�avons �crit et r��crit. Au Moyen Orient, les Palestiniens vivent un enfer dont ils sont en partie responsables. Mais ils ne risquent pas la disparition comme cela est le cas pour Isra�l. Nous faisons d�autre part une diff�rence entre des actes de guerre aussi brutaux fussent-ils et l�utilisation de bombe humaine qui est une n�gation m�me de la vie.
N�anmoins, nous refusons de rejeter dans le camp de l�antis�mitisme toute prise de position qui n�est pas int�gralement favorable au gouvernement isra�lien. Cela contribue selon nous � renforcer le camp de l�antis�mitsme et non le contraire. Les propos de Jacques Chirac d�form�s par une d�p�che de l�AP ont �t� d�form�s et un journal isra�lien � Maariv � a aussit�t trait� le pr�sident d�antis�mite.
Il a pu avoir des positions pro-arabes. Il a pu �tre maladroit mais en aucun cas, il ne saurait �tre tax� d�un quelconque soup�on de racisme. Les propos de Maariv sont d�autant plus graves qu�ils tendent � m�langer un v�ritable antis�mtisme qui, sous couvert d�islamisme frappe en France et ailleurs et une d�claration pr�sidentielle qui, est selon nous, sans la moindre ambiguit�. Jacques Chirac est le pr�sident qui a os� aller jusqu�au bout dans la condamnation du p�tainisme ce que le pr�sident Mitterrand avait toujours refus� de faire au nom de ses propres ambiguit�s. Les propos d�un vieillard atrabilaire ne doivent pas nous permettre de confondre les voix d�Isra�l et celle d�Amnon Dankner. Mais s�il pouvait se taire, il nous arrangerait tous � nous qui nous battons quotidiennment contre le v�ritable antis�mitisme et non le sentiment filandreux de souvenirs revisit�s par un �ge avanc�.Nous publions un dossier sur cette affaire.
Le site Proche-orient.info titre ainsi la traduction de l��ditorial de � Maariv�
Traduction de l'�ditorial scandaleux de � Maariv � sur Chirac � l'antis�mite � et le � collaborateur"
Par Amnon Dankner
Tout est parti d'une d�p�che de l'Associated Press affirmant, contre toute v�rit�, que Jacques Chirac, le chef de l'�tat fran�ais, avait bloqu� la condamnation des propos antis�mites du malaisien Mahathir au Sommet europ�en de Bruxelles. En fait, Chirac a simplement demand� que cette condamnation ne figure pas parmi les quelques dizaines de points de conclusion du sommet mais fasse l'objet d'une d�claration de l'Union europ�enne. Proposition qui n'a entra�n� aucune discussion entre les Quinze comme l'a confirm� le pr�sident en exercice Silvio Berlusconi. � partir d'une pr�sentation fausse et malveillante de la position fran�aise, le journal � Maariv � - gu�re suivi par ses grands confr�res � Haaretz � et � Yediyot Aharonot � - s'est lanc� dans une diatribe contre Chirac accus� d'�tre le visage de l'antis�mitisme en France. Outrage suppl�mentaire, le ministre des Affaires �trang�res isra�lien, Sylvan Shalonm, est � son tour mont� au cr�neau. Tout ceci pour que, finalement, l'ambassadeur d'Isra�l � Paris, Nissin Svili, convienne qu'il y a eu quiproquo de d�part et d�clare � l'incident clos �.
� CHIRAC, LE COLLABO
� Le Fran�ais a deux �mes : la premi�re est celle du progr�s, de l'humanisme, du courage, du d�sir de combattre pour des grandes id�es. La seconde est l�che, antis�mitisme tra�tre, et mue par des petits calculs mesquins. Avant-hier, le Pr�sident fran�ais Jacques Chirac a prouv� qu'il �tait la personnification de cette seconde �me, mis�rable et dangereuse, capable de collaborer avec les plus inf�mes des id�es. En parvenant � emp�cher la mention d'une condamnation des propos antis�mites de Mouhamad Manhatir dans le communiqu� commun de l'Union europ�enne, Chirac s'est rang� fi�rement aux c�t�s de bon nombre de ses concitoyens qui ont entach� l'histoire de son pays. Chirac s'est ainsi rang� aux c�t�s des plus farouches antis�mites qui ont accus� Alfred Dreyfus de crime rituel et l'ont combattu de longues ann�es durant en pi�tinant tous les principes d'�galit�, de justice et de v�rit� uniquement dans le but de maintenir vivace cette accusation et de laisser cet homme, dont le seul crime �tait d'�tre juif, croupir en prison. Chirac s'est ainsi rang� aux c�t�s de ces Fran�ais de l'extr�me droite qui ont men� la vie dure � leur gouvernement avant la guerre, ont affaibli l'opinion publique et l'arm�e fran�aise, ont appel� � une alliance avec l'Allemagne nazie et ont ainsi pr�par� l'humiliante d�faite de 40. Chirac s'est rang� aux c�t�s du Mar�chal P�tain qui a servi Hitler-Chirac s'est ainsi rang� aux c�t�s de la majorit� des Fran�ais qui ont collabor� avec les nazis qui occupaient leur pays durant la Seconde guerre mondiale, aux c�t�s du Mar�chal P�tain qui a servi Hitler et aux c�t�s du r�gime de Vichy qui a d�nonc� les courageux combattants de la R�sistance, les a combattus et a men� une grossi�re campagne de propagande antis�mite, aidant les nazis dans tous les domaines. Chirac s'est ainsi rang� aux c�t�s des centaines de milliers de Fran�ais qui ont pris part � la chasse aux Juifs, qui les ont captur�s, les ont emprisonn�s dans des camps et ont envoy� des dizaines de milliers d'entre eux vers l'extermination. Et enfin Chirac s'est rang� aux c�t�s de ceux qui, apr�s la guerre ont enterr� leurs crimes sous une chape de silence et ont aid� les dizaines de milliers de collabos � �chapper � toute sanction et, m�me, � continuer � occuper des fonctions importantes dans l'Administration fran�aise.
Le fait que le Pr�sident d'un grand et important pays europ�en se d�m�ne pour emp�cher une condamnation europ�enne de propos parmi les plus violemment antis�mites prononc�s par un chef d'�tat depuis la fin de la Seconde guerre mondiale est une tache pour la France et pour l'�me positive qui souffle encore en elle.
Et cela se produit pr�cis�ment alors que l'on assiste � une r�surgence de cet antis�mitisme fran�ais qui br�le des synagogues, profane des cimeti�res, poursuit des juifs dans la rue et salit le domaine public fran�ais. En France, le vieil antis�mitisme se greffe sur une nouvelle haine d'Isra�l, sous couvert de critique anti-isra�lienne, anti-sioniste et pro-palestinienne. Et ensemble, ils sont de plus en plus en vogue, l'un couvrant l'autre.
On ne peut rester insensible � l'antis�mitisme. On peut �tre pour ou contre. Et celui qui reste de c�t�, se tait, pardonne ou hausse les �paules, est le complice m�prisable de l'un des ph�nom�nes humains les plus choquants et repoussants de l'histoire.
� Et lorsque Chirac d�ploie des efforts pour emp�cher une condamnation internationale, il est le complice actif et plein de malveillance de ce terrible fl�au. En agissant de la sorte, Chirac emp�che d'allumer la flamme du souvenir, de brandir un panneau avertisseur. Alors que l'Europe s'est transform�e en cimeti�re pour ses Juifs, les a tortur�s, a assassin� leurs femmes et leurs enfants, Chirac emp�che cette Europe de brandir l'�tendard de la lutte contre la r�surgence de l'antis�mitisme alors qu'elle devrait �tre la premi�re � le faire.
Ce faisant, le locataire du Palais de l'�lys�e s'est transform� en grand protecteur, en vil serviteur, et en m�prisable supporter de l'antis�mitisme. Certes, il y a de plus virulents antis�mites que lui mais, aujourd'hui, il n'y a pas de personnalit� ayant une telle position dans le monde, et qui soutient l'antis�mitisme de la sorte �. (Maariv)
Le 20 octobre 2003 l� �ditorial d��lisabeth Schemla sur proche-orient.info s�intitule
AFFAIRE CHIRAC
Lettre ouverte � Amnon Dankner, �ditorialiste de � Maariv �
Pour tous ceux, dont nous sommes inlassablement, qui luttent pied � pied, mot � mot, contre tous les racismes et l'antis�mitisme, contre toutes les diabolisations � commencer par celle d'Isra�l et d'Ariel Sharon, votre �ditorial contre Jacques Chirac est marqu� du sceau de l'infamie. Nous donnons sur � proche-orient.info � une traduction fran�aise int�grale de votre �crit : les lecteurs jugeront par eux-m�mes de ces comparaisons auxquelles vous proc�dez, avec un emportement inexcusable.
Oui, vous avez le droit, comme tant d'Isra�liens, d'�tre exasp�r� et pein� par l'inimiti� et l'incompr�hension fran�aises � l'�gard de votre pays ;
Oui, vous avez le droit d'�tre choqu� par certaines prises de position incons�quentes - dans la mani�re et le propos � de Chirac et Villepin lors de l'avant-guerre d'Irak, qui ont alors lib�r� en France une parole et des actes antis�mites dont le chef de l'�tat n'a eu conscience que trop tard ;
Oui, vous avez le droit de juger que le pr�sident de la R�publique fran�aise est entour� de beaucoup de pro-arabes et d'anti-isra�liens, qu'un ambassadeur du nom de Daniel Bernard a tenu dans un d�ner � Londres des propos antis�mites, et que la France n'aurait jamais d� accepter de maintenir la nomination d'un autre ambassadeur arriv� hier dimanche � Tel Aviv, G�rard Araud, apr�s qu'il ait d�clar� lors d'un cocktail � Paris que les Isra�liens sont des parano�aques et Sharon un voyou ;
Oui, vous avez le droit d'�tre courrouc�, et plus encore, que la France se soit pendant si longtemps oppos�e � ce que le Hezbollah et le Hamas, branches militaires et politiques, soient inscrites sur la liste des organisations terroristes qui veulent votre mort ;
Oui, vous avez le droit de ne pas appr�cier que Rafic Hariri, Premier ministre libanais, dicte � Paris quelques-unes de ses orientations sur le Moyen-Orient ;
Oui, vous avez raison, comme tant d'Isra�liens, de vous sentir parfois si seul, si incompris, si vilipend�, d'�tre toujours le coupable, de ne jamais b�n�ficier d'aucune circonstance att�nuante, d'aucune remise de peine.
Mais vous �tes un journaliste, � la t�te du plus grand et du plus populaire quotidien isra�lien, et vous vous devez de v�rifier vos informations d'abord, d'exercer votre propre sens de la responsabilit� ensuite. Vous avez failli � vos deux missions. Certes � partir d'une d�p�che inexacte de l'Associated Press faite par un journaliste qui a curieusement maintenu sa version des faits contre l'�vidence, vous n'en avez pas moins contribu� hyst�riquement � raviver des col�res jamais �teintes. D�cid�ment, que vous arrive-t-il en Isra�l, pour qu'� quelques semaines d'intervalle votre soci�t� soit capable de produire deux textes aussi �pouvantables, quoique sur un registre tr�s diff�rent, celui d'Abraham Burg et le v�tre ?
Mais sachez-le :
Non, aucun Fran�ais, quelles que soient par ailleurs la couleur de son bulletin de vote et son opinion sur Chirac, ne peut accepter que vous pr�tendiez que ce chef de l'�tat s'inscrit dans la lign�e des collaborateurs des nazis et des supp�ts de Hitler. Auriez-vous quelque courage ou quelque sens de l'Histoire, vous pr�senteriez des excuses ;
Non, Chirac n'est pas le visage de l'antis�mitisme fran�ais. Vous devriez vous int�resser � Jean-Marie Le Pen et � Tarik Ramadan ;
Non, aucun Fran�ais ne peut accepter que soient entretenues des fausset�s d�lib�r�es sur une complexe situation nationale, servant ainsi les objectifs de l'Agence juive et sa volont� d'entra�ner de plus en plus de Fran�ais juifs � faire leur alya ;
Non, aucun Fran�ais ne peut accepter - � un moment o� le communautarisme et ses d�g�ts s'installent en France -, que vous contribuiiez � le renforcer, en donnant � ce qu'il est convenu d'appeler la communaut� juive (qui ne repr�sente jamais qu'une toute petite partie des Fran�ais juifs) des arguments pour se m�fier de plus en plus de la R�publique, se replier sur elle-m�me, et apeur�e, entrer � son �gard dans une strat�gie de rupture.
Dans cette affaire, Amnon Dankner, il n'y a qu'un seul collaborateur, celui de la b�tise dangereuse : vous-m�me.
Le Charg� d'Affaires de l'Ambassade de France � Tel-Aviv de son c�t� r�pond � Amnon Dankner, l'�ditorialiste de "Maariv", suivie de la longue r�ponse que Dankner lui fait � son tour
LA LETTRE DE MICHEL MIRAILLET
Tel-Aviv, le 19 octobre 2003
� M. Amnon Dankner
R�dacteur en Chef
Maariv
Monsieur le R�dacteur en Chef
Sous le titre � le collaborateur �, vous avez jug� bon de mettre en cause � la fois l'attitude du Pr�sident de la R�publique fran�aise et, d'une fa�on plus g�n�rale, mon pays, dans le cadre de la condamnation effectu�e par l'Union europ�enne des propos antis�mites inacceptables de M. Mahatir.
La d�formation compl�te de la r�alit� des faits, les propos insultants que vous avez choisi d'utiliser m'am�nent � vous faire de la fa�on la plus ferme la mise au point suivante que je vous prie de publier dans votre prochaine �dition, au nom m�me du respect du droit de r�ponse :
La France s'est pleinement associ�e � la condamnation, lors du sommet europ�en, des propos inacceptables prononc�s par le Premier ministre de Malaisie.
C'est parce qu'elle souhaitait que cette condamnation et celle de tous les chefs d'�tat et de gouvernement de l'Union europ�enne prennent un relief particulier qu'elle a souhait� qu'une d�claration ad hoc soit effectu�e par la pr�sidence italienne de l'Union europ�enne. Ce qui a �t� fait imm�diatement � l'issue du Conseil tenu vendredi dernier � Bruxelles.
La Pr�sidence de la R�publique fran�aise a rappel� aujourd'hui dimanche 19 octobre sa condamnation des propos de M. Mahatir.
Il est donc faux, mensonger, et par l� m�me odieux et inacceptable de pr�tendre que le Pr�sident de la R�publique fran�aise se serait oppos� � la mise en cause des propos de M. Mahatir. Votre conscience professionnelle aurait d� vous conduire � v�rifier les faits et consid�rer avec plus d'attention la mise au point que cette ambassade avait fournie � votre quotidien d�s vendredi soir.
S'agissant des accusations inadmissibles d'antis�mitisme et de collaboration prononc�es � l'encontre du Pr�sident de la R�publique fran�aise et d'une � certaine France �, selon vos propos, ma tentation premi�re serait de ne pas vous r�pondre tant l'insulte est aussi r�voltante que m�prisable.
Je vous rappelle n�anmoins, car vos propos pourraient porter sur des esprits moins bien inform�s, l'engagement personnel de l'auteur du discours du Vel' d'Hiv de 1995, et du promoteur des recommandations de la commission Matt�oli et du souci d'une r�paration aussi large que possible des errements monstrueux du r�gime de Vichy.
Je veux aussi rappeler au r�dacteur en chef du second quotidien de ce pays la d�termination affich�e lors de la multiplication d'incidents � connotation antis�mite auxquels il a �t� mis fin par une politique de fermet� sans concession ni tol�rance.
Permettez-moi enfin de vous rappeler que l'antis�mitisme, ph�nom�ne abject, a toujours vu se lever en face de lui dans mon pays ce mouvement du refus qui explique notamment que la France ait pu conserver les trois quarts de sa communaut� juive malgr� le drame inexpiable du nazisme et de la collaboration.
Le p�re du philosophe Emmanuel Levinas rappelait au d�but du si�cle � qu'un pays o� l'on se d�chire pour un petit capitaine juif est un pays o� il faut aller �. Ce qu'il fit. Je vous engage moi-m�me � vous y rendre afin de tenter de renverser votre postulat - contraire aux jugements port�s par tous les repr�sentants de la communaut� juive de mon pays - d'une France o� se multiplieraient les agressions contre les juifs. Malgr� vos insultes qui salissent l'image de la presse isra�lienne en France mais ne parviendront pas � ternir la relation entre la France et Isra�l, vous y serez re�u.
Michel Miraillet Charg� d'Affaires de l'Ambassade de France
R�PONSE D'AMNON DANKNER � MICHEL MIRAILLET
Monsieur le Charg� d'Affaires
Votre lettre est arriv�e sur mon bureau en m�me temps que l'information heureuse annon�ant que votre Pr�sident s'�tait r�veill� et avait envoy� au Premier ministre malais une lettre condamnant les propos antis�mites de ce dernier.
J'ai pes� les deux r�actions et je suis parvenu � la conclusion qu'il fallait �crire une lettre aussi agressive, si c'�tait l� le prix � payer pour provoquer cette temp�te publique qui a conduit Monsieur Chirac � condamner Mahathir Mouhamad. Je vous invite � consulter le titre publi� hier non pas par le � Maariv � mais par le � Haaretz � : � Suite � la temp�te publique, Chirac a condamn� les propos du Premier ministre malais �. Je resterai � la disposition de M. Chirac dans l'avenir, au cas o� il commettrait de nouvelles erreurs si graves sur mon pays et mon peuple. Et je continuerai � les d�noncer dans l'espoir qu'il les corrige, si besoin �tait.
Je rejette de la mani�re la plus cat�gorique le fait que vous ayez mentionn� que mon �ditorial (du 19.10.) repose sur une information erron�e et non-v�rifi�e (de l'Associated Press.). Cette information sur le refus de Jacques Chirac d'inclure une condamnation dans les conclusions m�mes du Conseil de l'Union europ�enne n'est pas parue exclusivement dans le � Maariv � mais dans de nombreux journaux � travers le monde. Et, en Isra�l, elle est �galement parue dans le � Haaretz � sous l'intitul� : � La France a emp�ch� une condamnation des propos de Mouhamad �.
Il est expliqu� dans le Haaretz (du 19.10) que Chirac a refus� d'adopter le texte de la condamnation et qu'il s'est acharn� � faire en sorte que le Premier ministre italien soit le seul responsable de la publication d'une condamnation en tant que Pr�sident, par rotation, de l'Union Europ�enne. Chirac a pr�tendu qu'il n'y avait pas � int�grer un tel texte dans un tel document au nom de l'ensemble de l'Union Europ�enne. Le porte-parole du gouvernement fran�ais a d�clar� que � ce ne serait pas correct �. Et Chirac a �t� soutenu par d'autres pays europ�ens dont la Gr�ce. Alors, est-ce uniquement le � Maariv � qui s'est tromp� ou bien �galement tant d'autres journaux, dont le � Haaretz �, dans le monde ? !
L'Agence Associated Press a publi� vendredi une information en ce sens et nous avons v�rifi� aupr�s de son correspondant � Bruxelles, s'il y avait une raison de penser que son information �tait fausse. Il nous a affirm� qu'il maintenait la v�racit� de cette d�p�che. D'ailleurs � AP , on nous a expliqu� que le gouvernement fran�ais ne les avait pas contact�s pour remettre en cause l'exactitude de l'information qui a donc �t� diffus�e � des milliers de journaux dans le monde.
M�me le reportage publi� aujourd'hui par le journal � Le Monde � que vous connaissez bien confirme que Chirac et le Premier ministre grec ont emp�ch� la publication d'une condamnation de l'Union europ�enne. Et le tr�s cr�dible � Corriere de la Serra � est all� encore plus loin, en d�taillant la mani�re dont Chirac s'y est pris pour emp�cher l'inclusion d'une condamnation dans le relev� de conclusion.
Votre affirmation selon laquelle la France a �t� pleinement partie prenante dans la condamnation est l�g�rement probl�matique si l'on se r�f�re au reportage du � Corriere � selon lequel Chirac aurait pr�tendu devant ses coll�gues � Bruxelles qu'il ne fallait pas inclure cette condamnation � afin de ne pas amplifier l'affaire �. Mais votre argument le plus ridicule est d'affirmer que la France a souhait� qu'une d�claration ad hoc soit effectu�e par la pr�sidence italienne de l'Union europ�enne afin qu'elle prenne un relief particulier.
Pour autant que je comprenne la logique, il est impossible de donner plus de poids en r�duisant ce m�me poids. Une d�claration du seul Berlusconi a moins de poids que celle de l'ensemble de l'Union europ�enne. Et ce parce que, contrairement � Jacques Chirac, Monsieur Berlusconi est connu pour son soutien � Isra�l et pour sa lutte contre la haine d'Isra�l et des juifs dans le monde musulman : et, aux yeux de ce monde-l�, une d�claration de sa part aura bien moins de poids qu'une d�claration de l'ensemble de l'Union Europ�enne .
Tous les efforts que vous d�ployez pour prouver que votre Pr�sident avait de meilleures intentions que les meilleures et que seuls des m�chants tels que nous le suspectent en vain, ne sont pas particuli�rement convaincants. Le fait est que votre Pr�sident ainsi le Premier ministre grec ont torpill� la publication d'une condamnation dans le document commun de l'Union europ�enne pour des motifs de proc�dure sans fondement. Sur fond de la politique de votre Pr�sident (et de celle du gouvernement grec), il est ais� de comprendre que, derri�re cela, se cachait le d�sir d'�viter une condamnation du monde arabe, dans lequel la France a d'importants int�r�ts politiques �conomiques.
L'antis�mitisme, M. le Charg� d'Affaires est une terrible maladie mondiale. Et c'est aussi une antique maladie fran�aise. Tout homme de culture doit la combattre clairement et fermement l� o� elle rel�ve sa t�te laide. Celui qui se tait est complice et celui qui emp�che une condamnation est complice.
Le vieil antis�mitisme conna�t � notre �poque un renouveau. Et cet antis�mitisme b�n�ficie d'une aide massive dans sa diffusion et son financement � travers ses nouveaux bastions install�s dans le monde arabe. Je regrette mais je n'ai pas souvenir d'une seule condamnation de cet inqui�tant ph�nom�ne. Ni du Pr�sident Chirac ni de ses ministres.
Et vous pardonnerez un vieux juif comme moi de s'�nerver quelque peu face � des expressions visant � �pauler cet antis�mitisme. Nous sommes tout simplement plus sensibles que les autres car nous avons v�cu dans notre chair les cons�quences de ces choses-l�. M�me l'Union europ�enne, qui repr�sente le continent qui a enterr� ses juifs dans un processus de g�nocide, avec la haine et la joie au c�ur, doit �tre plus sensible de telle sorte que la condamnation de l'antis�mitisme musulman par tous ses leaders soit sans �quivoque, comme cela aurait pu se produire sans la malheureuse intervention de votre Pr�sident.
Vous n'avez pas besoin de m'inviter en France. Je m'y suis rendu des dizaines de fois. Je connais la culture de la France, son histoire, ses plus petits recoins, et je suis tr�s au fait du d�bat public qui s'y d�roule. Contrairement � ce que vous �crivez, vous n'avez pas de quoi vous vanter de certaines parties importantes de cette histoire, en particulier pour ce qui a trait � la p�riode d�butant dans les ann�es 30 du si�cle pr�c�dent. De multiples fa�ons, les comptes ne sont pas encore r�gl�s et le positionnement anti-isra�lien aveugle de presque tous vos gouvernements ne contribue pas � tirer un trait sur ces comptes du pass�.
De m�me, le d�veloppement inqui�tant d'un dialogue farouchement anti-isra�lien, qui s'exprime aussi au travers d'approches antis�mites, n'aide pas vraiment.
Et pourtant, malgr� tout, je continuerai � nourrir l'espoir que la France se ressaisisse et qu'elle exprime, dans ce genre d'affaires, son c�t� noble, humain et cordial.
Traduit par Daniel Ha�k
On ne peut pas accuser Jacques Chirac d'antis�mitisme, d�clare l'ambassadeur d'Isra�l en France
On ne peut pas accuser le pr�sident fran�ais Jacques Chirac d'antis�mitisme, a estim� l'ambassadeur d'Isra�l en France Nissim Zvili dans un entretien diffus� lundi matin sur France-Info.
Le Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad a d�clar� jeudi � l'ouverture du sommet de l'Organisation de la Conf�rence islamique (OCI) � Putrajaya (Malaisie) que "les juifs dirigent le monde par procuration" et qu'ils "font en sorte que d'autres se battent et meurent pour eux".
Des propos d�nonc�s le lendemain par la pr�sidence italienne de l'Union europ�enne, au nom des Quinze. Mais cette condamnation ne figure pas dans la d�claration finale du conseil europ�en de Bruxelles de vendredi.
D'apr�s les m�dias malaisiens, un diplomate fran�ais ayant requis l'anonymat aurait expliqu� que, tout en d�sapprouvant les propos de Mahathir, M. Chirac consid�rait qu'une condamnation de ce type n'avait pas lieu d'�tre dans le communiqu� final.
"On conna�t tr�s bien les positions de M. Chirac. Ce n'est pas un homme politique qu'on peut accuser d'antis�mitisme ou bien de racisme", a d�clar� l'ambassadeur d'Isra�l en France. "Il y a eu un certain malentendu".
D'apr�s Nissim Zvili, "le pr�sident Chirac n'a rien fait pour torpiller une d�cision europ�enne qui condamnait des d�clarations antis�mites, haineuses du Premier ministre malaisien". AP
Pendant ce temps le premier ministre malaisien a confirm� ses propos en les aggravant
Le Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad a r�affirm� mardi que les juifs "contr�lent le monde" et �taient "arrogants", malgr� une pluie de critiques sur ses pr�c�dentes d�clarations antis�mites.
M. Mahathir a d�clar� au quotidien Bangkok Post que ses d�clarations la semaine derni�re en Malaisie avaient �t� "sorties de leur contexte" par les m�dias occidentaux, mais il en a r�it�r� la teneur.
Le leader malaisien, 77 ans, participait � Bangkok au sommet du Forum de coop�ration �conomique en Asie-Pacifique (APEC), en pr�sence notamment des pr�sidents am�ricains, russe et chinois.
De nouvelles d�clarations de M. Mahathir faisaient la une mardi matin du Bangkok Post au moment o� les dirigeants de l'APEC se retrouvaient pour la seconde journ�e de leur sommet. Cette r�union s'est achev�e par un engagement de l'APEC � d�manteler les groupes terroristes, lutter contre la prolif�ration des armes de destruction massive et relancer les discussions commerciales multilat�rales.
"Dans mon discours (en Malaisie), j'ai condamn� toutes les violences, m�me les attaques-suicide, et j'ai dit aux musulmans qu'il �tait temps d'arr�ter tout cela, de prendre le temps de r�fl�chir, et d'entreprendre quelque chose de plus productif", a dit M. Mahathir au Bangkok Post.
"C'�tait le ton g�n�ral de mon discours, mais ils (les m�dias) ont repris juste une phrase o� je disais que les juifs contr�lent le monde". "Et bien la r�action du monde montre qu'ils (les juifs) contr�lent le monde", a d�clar� M. Mahathir.
"Isra�l est un petit pays. Il n'y a pas beaucoup de juifs dans le monde", a-t-il soutenu. "Mais ils sont si arrogants qu'ils d�fient le monde entier. M�me si les �tats-Unis disent non, ils continuent. Pourquoi? Parce qu'ils ont le soutien de tous ces gens", a d�clar� le dirigeant malaisien.
Le pr�sident George W. Bush a pris � part M. Mahatir lundi pour lui dire que ce qu'il avait d�clar� lors du sommet de l'Organisation de la conf�rence islamique (OCI) en Malaisie �tait "faux et semait la discorde", selon un porte-parole am�ricain. M. Bush a jug� ces propos "haineux".
Le Premier ministre malaisien avait d�clar� la semaine derni�re devant les d�l�gu�s de l'OCI: "Les Europ�ens ont tu� six millions de juifs sur 12. Mais aujourd'hui, les juifs dirigent le monde par procuration".
Il avait ajout� que les juifs avaient "maintenant pris le contr�le des pays les plus puissants et (...) �taient devenus une puissance mondiale" lors d'un discours qui avait �t� applaudi � la fin par l'ensemble des d�l�gu�s.
Le Premier ministre isra�lien Ariel Sharon a jug� lundi "diffamatoires" ces propos de M. Mahathir.
M. Mahathir, qui quittera le pouvoir � la fin du mois, est coutumier des d�clarations controvers�es et des sorties provocantes, lors des grands sommets o� il veut faire contrepoids aux �tats-Unis, comme en Malaisie, un pays � majorit� musulmane qu'il a dirig� d'une poigne de fer et dont il a favoris� l'essor �conomique.
Il y a trente ans d�j�, alors politicien d�butant, il avait �crit un livre "Le dilemme malais" o� il critiquait les Malais pour �tre paresseux, et les Malaisiens d'origine chinoise et indienne pour �tre des exploiteurs.
Mais dans les sommets de l'APEC, il est per�u comme un "�l�ment stabilisateur essentiel" par nombre de pays membres, notamment les pays asiatiques, dont la Chine, inquiets de voir les �tats-Unis "d�tourner" ces sommets � leur propre avantage. Il a expliqu� mardi que les Am�ricains ne parviendraient jamais � vaincre le terrorisme en utilisant la force seule.
Pour m�moire voici ce qu��taient les propos de Jacques Chirac
Chirac condamne les propos de Mahatir sur le r�le des Juifs
PARIS (Reuters) - Le pr�sident Jacques Chirac a condamn� dimanche les propos tenus jeudi par le Premier ministre malaisien Mohamad Mahatir sur le r�le des Juifs.
"Vos propos sur le r�le des Juifs ont suscit� une tr�s forte r�probation en France et dans le Monde. Bien que vous-m�me et votre gouvernement ayez pris soin de r�cuser toute accusation d'antis�mitisme, ces propos ne peuvent qu'�tre condamn�s par tous ceux qui gardent la m�moire de l'Holocauste", �crit le pr�sident au Premier ministre malaisien.
"Vous avez certainement pris connaissance de la d�claration de la Pr�sidence de l'Union europ�enne du 17 octobre", ajoute Jacques Chirac.
L'Union europ�enne avait accus� Mohamad Mahathir d'avoir prof�r� des remarques antis�mites lors de son discours au sommet de l'Organisation de la conf�rence islamique. Mahatir avait accus� les Juifs de diriger le monde par procuration.
Cette lettre du pr�sident fran�ais fait suite � des articles de presse selon lesquels Jacques Chirac et le Premier ministre grec, Costas Simitis, auraient bloqu� la d�claration de l'Union europ�enne.
"Le pr�sident s'est associ� � la condamnation (par l'UE) de ces propos antis�mites", a affirm� une porte-parole de l'Elys�e.
Par ailleurs, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a "condamn� fermement" dimanche l'agression dont a �t� victime le rabbin Michel Serfaty � Ris-Orangis vendredi soir.
Il a r�affirm� dans un communiqu� sa "volont� d�termin�e de lutter contre tout acte antis�mite et de combattre toute forme d'intol�rance religieuse".
Le pr�sident Jacques Chirac a d�clar� dimanche, dans une lettre au Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad, que les propos antis�mites de ce dernier "ne peuvent qu'�tre condamn�s par tous ceux qui gardent la m�moire de l'Holocauste".Dans cette lettre remise � la presse par l'Elys�e, le pr�sident fran�ais rel�ve que les propos de Mahathir "sur le r�le des Juifs ont suscit� une tr�s forte r�probation en France et dans le monde". "Bien que vous-m�me et votre gouvernement ayez pris soin de r�cuser toute accusation d'antis�mitisme, ces propos ne peuvent qu'�tre condamn�s par tous ceux qui gardent la m�moire de l'Holocauste", affirme-t-il.
M. Mahathir avait d�clar� jeudi, lors de l'ouverture du sommet de l'Organisation de la Conf�rence islamique (OCI) � Putrajaya, en Malaisie, que "les juifs dirigent le monde".
"Vous avez certainement pris connaissance de la d�claration de la pr�sidence de l'Union europ�enne du 17 octobre", ajoute M. Chirac.
Les dirigeants europ�ens avaient condamn� vendredi � Bruxelles les propos de M. Mahathir dans une d�claration de la pr�sidence italienne et non dans les conclusions du sommet.
Le quotidien isra�lien Maariv a accus� dimanche M. Chirac d'avoir emp�ch� que cette condamnation figure dans les conclusions, une accusation jug�e "totalement infond�e" par la porte-parole du Haut repr�sentant de l'UE pour la politique �trang�re Javier Solana. Le ministre isra�lien des Affaires �trang�res Sylvan Shalom a, dimanche dans l'apr�s-midi, qualifi� de "honte" l'attitude du pr�sident Jacques Chirac.
La pr�sidence fran�aise avait d�j� fait savoir un peu plus t�t que M. Chirac "s'�tait associ�" � la condamnation de l'UE et avait r�it�r� le caract�re "inacceptable" des d�clarations du Premier ministre malaisien.
Apr�s avoir not� "avec int�r�t" que M. Mahathir avait condamn� dans son discours � l'OCI les attentats suicide anti-isra�liens, M. Chirac en appelle dans son message "au respect r�ciproque entre l'OCI et les autres confessions conform�ment � l'esprit de tol�rance qui est aussi celui de l'Islam".
M. Chirac d�clare �crire "en toute franchise" � M. Mahathir, en relevant "la qualit� et l'anciennet� des liens" qui les unissent. Leur dernier entretien remonte au 22 juillet quand le pr�sident fran�ais avait effectu� une visite de quelques heures � Kuala Lumpur, sur la route de la Nouvelle-Cal�donie.
Il s'�tait vu remettre un prix pour la paix pour son opposition � la guerre en Irak � laquelle M. Mahathir �tait �galement tr�s hostile.
Mise au point de Jacques Chirac sur les propos antis�mites du Premier ministre malaisien
Apr�s les d�clarations du Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad qui a affirm� que Jacques Chirac aurait fait preuve de "compr�hension" envers ses propos antis�mites, le pr�sident fran�ais a tenu dimanche � faire une mise au point en r�affirmant dans une lettre � M. Mahathir sa "r�probation" devant des propos qui "ne peuvent qu'�tre condamn�s par tous ceux qui gardent la m�moire de l'Holocauste".
Selon des journaux malaisiens, Mahathir a exprim� sa gratitude � M. Chirac pour sa "compr�hension" concernant son discours prononc� jeudi dernier � l'ouverture du sommet de l'Organisation de la Conf�rence islamique (OCI) � Putrajaya (Malaisie) et affirmant notamment que "les juifs dirigent le monde par procuration".
"Je n'ai jamais pens� que les Europ�ens soient contre moi", a affirm� Mahathir, selon le "New Sunday Times". "Je ne peux pas les comprendre. Je suis content que M. Chirac au moins comprenne. J'aimerais le remercier publiquement", a-t-il dit, cit� par le "Sunday Star", en faisant r�f�rence au fait que plusieurs pays, dont la France, n'ont pas souhait� que la condamnation de ces propos figure dans la d�claration finale du conseil europ�en de Bruxelles vendredi dernier.
D'apr�s les m�dias malaisiens, un diplomate fran�ais ayant requis l'anonymat aurait expliqu� que, tout en d�sapprouvant les propos de Mahathir, M. Chirac estimait qu'une condamnation de ce type n'avait pas lieu d'�tre dans le communiqu� final. En revanche, au nom des Quinze, la pr�sidence italienne de l'UE a bien condamn� vendredi les propos antis�mites de M. Mahathir.
Les Quinze ont ainsi dit "d�plorer avec force les remarques fausses et antis�mites" de M. Mahathir. "Ses remarques inacceptables entravent tous nos efforts pour obtenir davantage d'harmonie inter-ethnique et religieuse et n'ont pas de place dans un monde convenable (...) De telles remarques fausses et antis�mites sont aussi offensantes pour les musulmans qu'elles le sont pour les autres".
"La France condamne de tels propos, qu'elle consid�re comme totalement inacceptables", a r�affirm� dimanche matin la porte-parole de l'Elys�e Catherine Colonna au sujet des d�clarations de M. Mahathir, qui avait aussi d�clar� que les juifs "font en sorte que d'autres se battent et meurent pour eux".
Dans sa lettre adress�e dimanche � M. Mahathir, Jacques Chirac tient � lui faire savoir "en toute franchise" que ses propos sur le r�le des Juifs "ont suscit� une tr�s forte r�probation en France et dans le monde".
"Bien que vous-m�me et votre gouvernement ayez pris soin de r�cuser toute accusation d'antis�mitisme, ces propos ne peuvent qu'�tre condamn�s par tous ceux qui gardent la m�moire de l'Holocauste", ajoute le chef de l'�tat en rappelant la condamnation europ�enne du 17 octobre.
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