Bertrand Cantat souhaiterait une enqu�te sur Marie Trintignant
Oct 16, 2003

Xavier Cantat, le fr�re a�n� du chanteur de Noir D�sir, le d�clarait la semaine derni�re dans l'hebdomadaire � Gala � : � (Bertrand) souhaite que soit �tabli un �quilibre, celui de la v�rit� (...) Les policiers fran�ais ont enqu�t� sur (lui), sur son entourage, sur son comportement � l'�cole, avec ses amis, ses copines. Il faudrait maintenant que la justice travaille sur l'autre partie, que soit connu le pass� de Marie. Sans le salir ni l'�dulcorer. � Sauf que, en mati�re criminelle, la loi fran�aise ne pr�voit pas d'enqu�te de personnalit� sur la victime, sauf �l�ments n�cessaires � la manifestation de la v�rit�. En revanche, le Code de proc�dure p�nale impose des investigations d�taill�es sur le pass� de tout criminel pr�sum�, depuis sa naissance et jusqu'� la date des faits. A ce jour, peu d'�l�ments sur l'histoire de Marie Trintignant figurent au dossier d'instruction. Pourtant, l'entourage de Bertrand Cantat aurait d�j� r�uni des informations plus ou moins compromettantes, mais bien souvent anonymes, sur le pass� de la victime. Sur la nature de ses relations avec ses pr�c�dents compagnons. Sur ses comportements en public et en priv�. Mais aussi sur son go�t suppos� pour l'alcool et certains produits stup�fiants. D'apr�s nos informations, des cabinets parisiens de d�tectives priv�s auraient m�me �t�, ces derniers jours, discr�tement approch�s. Un point sur lequel l'avocat du chanteur, M e Olivier Metzner, se dit formel : � Je n'ai jamais fait appel, ni ne ferai appel, � des d�tectives priv�s, qui sont des gens incontr�lables. Et si quelqu'un prenait cette initiative, je l'en dissuaderais aussit�t. �

Des lettres de � d�nonciations �

Tout comme la question des �ventuels ant�c�dents de Cantat, celle du pass� de l'actrice a fait l'objet de nombreux appels et lettres de � d�nonciations �, la plupart anonymes et/ou fantaisistes. Pour autant, cet aspect de l'affaire changera-t-il quelque chose au destin du chanteur de Noir D�sir ? Sans doute que non, puisque la brigade criminelle consid�re aujourd'hui son enqu�te comme boucl�e. Les policiers ont r�cemment proc�d� � d'ultimes auditions dans la r�gion de Bordeaux, qui n'ont pas permis d'�tayer la th�se selon laquelle le chanteur se serait montr� violent avant le drame. De son c�t�, le procureur g�n�ral lituanien n'attend plus qu'un compl�ment d'expertise � l'autopsie de Marie Trintignant pour prononcer la mise en accusation de la star fran�aise. Et son renvoi devant le tribunal de Vilnius.
(source Le Parisien St�phane Bouchet)

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