Ted Stevens, s�nateur r�publicain de l'Alaska et pr�sident de la Commission s�natoriale des affectations budg�taires, est l�un des chevau-l�gers du pr�sident Bush. Il est donc un des hommes qui tentent de convaincre le S�nat et le Congr�s de rallonger le budget n�cessaire � l�occupation en Irak
Cette semaine, le S�nat continuera d'examiner la demande d'allocation de fonds suppl�mentaires d'urgence pour lutter contre le terrorisme, concernant notamment l'octroi des fonds n�cessaires et vitaux pour les op�rations militaires et les efforts de reconstruction en cours en Irak et en Afghanistan. Apr�s les longues auditions la semaine derni�re de t�moins plac�s sur la ligne de front de cette guerre, notamment le chef du Commandement central des forces am�ricaines, le g�n�ral John Abizaid, et l'administrateur de l'Autorit� provisoire de la coalition en Irak, Paul Bremer, il est clair qu'il y va de l'int�r�t de la s�curit� am�ricaine d'agir promptement et de mani�re d�cisive pour ce qui a trait � l'examen et � l'adoption du projet de loi de finances d'urgence. La vie de nos soldats sur le terrain en d�pend.
Certains s�nateurs souhaitent ne fournir que les fonds demand�s pour les op�rations militaires en Afghanistan, l'op�ration Libert� de l'Irak et la guerre qui se poursuit contre le terrorisme mondial. Les fonds de reconstruction de l'Irak, selon eux, ne doivent pas �tre allou�s � nos forces arm�es et il conviendrait de ne les octroyer qu'une fois que le Congr�s aura examin� le r�le de notre nation en Irak. En fait, l'appui accord� � nos troupes en Irak et en Afghanistan est directement en rapport avec les efforts de reconstruction. Ces deux types de fonds sont li�s. La chose est simple : les fonds op�rationnels maintiennent nos soldats sur le terrain ; les fonds de reconstruction les ram�neront d'autant plus vite aux �tats-Unis. Plus vite un gouvernement, des forces arm�es et une police autochtones auront �t� mis en place, plus vite aussi nos soldats, hommes et femmes, seront-ils rendus � leur famille.
Bien que l'accroissement de la s�curit�, les capacit�s �lectroniques et la d�mocratie aient � terme pour effet de temp�rer l'extr�misme qui se d�veloppe sous les r�gimes anarchiques et r�pressifs, l'objectif des �tats-Unis en Irak ne consiste pas � cr�er une r�plique d'eux-m�mes dans les sables du Moyen-Orient. Il ne vise pas non plus � s'engager dans une longue p�riode d'occupation d'un pays riche en ressources qui a �t� livr� � la brutale gabegie d'un fou qui n'a rien � envier � Hitler. Ayant lib�r� le peuple irakien de Saddam Hussein en moins d'un mois, l'Am�rique a maintenant pour objectif d'aider les Irakiens � s'aider eux-m�mes pour cr�er un gouvernement qui repose sur la libert� et la primaut� du droit, possibilit� dont les Irakiens ne pouvaient que r�ver il y a encore six mois.
Les fonds fournis par la loi de finances d'urgence viendront donner un coup de pouce � la mise en marche de l'Irak sur la longue route du rel�vement. La n�cessit� de notre appui diminuera progressivement � mesure que l'infrastructure sera reconstruite et qu'elle commencera � fonctionner de mani�re efficace, et que la production de p�trole augmentera. Il est improductif d'imposer des dettes au peuple irakien pour reconstruire l'infrastructure, comme certains le voudraient. Le Conseil de transition de l'Irak n'est pas en mesure de contracter des emprunts et la solvabilit� douteuse du pays constitue un obstacle majeur pour les pr�teurs qui participeront ce mois-ci � une conf�rence des donateurs � Madrid (Espagne).
Les efforts de reconstruction d�ploy�s en Irak par la coalition constituent une d�marche hardie qui vise � assurer le rel�vement d'une nation apr�s des d�cennies de r�pression et d'abus. �uvrant de concert, des sp�cialistes civils et militaires fournissent aux Irakiens les instruments dont ils ont besoin pour reconstruire leur pays et red�finir leur avenir. Nous n'aurons pas besoin d'attendre trois ou quatre ans avec des forces d'occupation comme nous l'avons fait en Allemagne et au Japon. L'Irak est en bonne posture pour op�rer un redressement, �tant dot� de ressources naturelles en abondance et anim� par un d�sir populaire de vivre lib�r� de la peur. Nous devons imp�rativement agir maintenant avant de nous voir contraints de relever le niveau de nos forces en Irak.
La reconstruction ne va pas sans risques, mais elle promet d'�tre tr�s payante. Depuis la lutte contre le terrorisme jusqu'� la promotion de la tol�rance, l'�tablissement d'un Irak stable et d�mocratique va dans le sens des int�r�ts des populations du pays, des �tats-Unis et de leurs alli�s r�gionaux. Certains membres du S�nat ont d�j� d�clar� que les efforts de reconstruction avaient �chou�. Mais ils ne proposent pas d'alternative viable. Si nous retirions les forces am�ricaines d'Irak, les fid�les de Saddam Hussein et les jihadistes �trangers, syriens, libanais et iraniens, viendraient vite combler le vide. Le nombre de terroristes dans le pays augmenterait rapidement et l'Irak, en tant que pays, continuerait de parrainer le terrorisme. Nos c�tes seront beaucoup moins s�res si l'Irak ne se maintient pas sur la route de la libert� et de l'antiterrorisme.
Pouvons-nous retarder ou refuser l'octroi de fonds pour la reconstruction ? Si nous le faisions, les troupes am�ricaines deviendraient des occupants � long terme et des cibles de choix. Il faudrait des troupes suppl�mentaires pour contr�ler une population de plus en plus frustr�e se voyant refuser la s�curit� et une alimentation fiable en �lectricit� et en eau potable. Un transfert du contr�le op�rationnel aux Nations unies ? Si l'ONU et d'autres organisations internationales ont un r�le � jouer en Irak, en particulier par leurs contributions aux efforts de reconstruction, le maintien d'un commandement unifi� sous la direction de l'Am�rique est d'une importance cl� pour assurer la transition qui dotera l'Irak d'un gouvernement stable. Nos hommes et nos femmes en uniforme ont fait de grands sacrifices pour lib�rer le peuple irakien. Un ralentissement de l'�lan actuel � Bagdad risque d'imposer des sacrifices plus grands encore, notamment l'envoi de troupes suppl�mentaires en Irak et le co�t accru d'une p�riode d'occupation plus longue. Il ne peut y avoir qu'une seule strat�gie gagnante en Irak : celle d'achever la t�che que nous avons entreprise. � cette fin, le Congr�s doit adopter d�s que possible le projet de loi de finances suppl�mentaire d'urgence.
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