Condoleezza Rice, conseill�re du pr�sident Bush en mati�re de s�curit� nationale, vient d��tre nomm�e responsable de la reconstruction de l�Irak. Elle a prononc� un discours qui donne le ton de la politique am�ricaine.
La guerre contre le terrorisme est "servie puissamment" par le renversement de Saddam Hussein et de son r�gime qui �taient une source continue d'instabilit� dans la r�gion la plus explosive du monde, a affirm� Mme Condoleezza Rice, lors d'un discours prononc� le 8 octobre devant le Conseil des relations �trang�res de Chicago.
"Nous n'avons aucune preuve que Saddam Hussein ait tremp� dans les attaques du 11 septembre. N�anmoins, la possibilit� demeurait qu'il puisse se servir de ses armes de destruction massive, ou que des terroristes puissent obtenir de telles armes de son r�gime pour monter une future attaque bien plus grave que celles du 11 septembre", a poursuivi Condoleezza Rice sans craindre le paradoxe.
Rappelant les 17 r�solutions du Conseil de s�curit� sur l'Irak �non�ant les obligations du dictateur, Condoleezza Rice a fait remarquer que si l'on n'avait pas fait respecter ces r�solutions, "la cr�dibilit� des Nations unies aurait �t� r�duite � n�ant et l'efficacit� du Conseil de s�curit�, en tant qu'instrument permettant de faire respecter la volont� du monde et de maintenir la paix, aurait �t� affaiblie".
De plus, "la construction d'un nouvel Irak ouvre la perspective d'une transformation du Proche-Orient (...) o� l'espoir triomphera sur l'amertume, o� une plus grande libert� politique et �conomique et une �ducation am�lior�e et modernis�e encourageront les gens � rejeter la voie de la terreur et � s'associer pleinement aux progr�s de notre �poque", a d�clar� la haute responsable de la Maison-Blanche.
Condoleezza Rice a ajout� : "Un Irak libre et prosp�re peut faciliter la cr�ation d'un nouvel �lan vers une paix durable entre les Isra�liens et les Palestiniens et encourager des progr�s vers la r�alisation de la vision que le pr�sident Bush a �nonc�e le 24 juin 2002 : deux �tats vivant c�te � c�te en paix et en s�curit�."
Il n�est d�sormais plus un discours des officiels am�ricains sans que ne soit �voqu�e � la pens�e du pr�sident Bush �. Les �tats-Unis vont bient�t devenir le dernier pays sovi�tique avec la Cor�e du Nord si ce culte de la personnalit� continue. Ce serait curieux.
Nous avons pris l�habitude de retranscrire les discours des officiels am�ricains afin que nos lecteurs se fassent eux-m�mes une id�e de la � pens�e � nord-am�ricaine plut�t que d�avaler des analyses pr�dig�r�es par des id�ologues souvent plus port�s par leur antiam�ricanisme que par l�objectivit�. Ce qui ne signifie pas que l�on doive verse dans le philo am�ricanisme b�at. Mais la nuance est un art difficile mais indispensable sans laquelle l�analyse devient de l�id�ologie.
On trouvera ci-apr�s le texte de son discours de Condoleezza Rice �.
� Je vous remercie de m'avoir invit�e aujourd'hui. C'est un honneur de prendre la parole devant le Conseil des relations �trang�res de Chicago (CCFR), cette v�n�rable institution dont l'histoire couvre huit d�cennies. Je suis une partisane ardente d'institutions telles que le CCFR, qui r�unissent des citoyens de tout bord pour discuter et d�battre des sujets affectant la s�curit� de notre nation.
Plus de deux ans ont pass� depuis les attaques du 11 septembre 2001. Je trouve que le moment est opportun d'analyser les tenants et aboutissants de la strat�gie que les �tats-Unis ont adopt�e en r�action � ce jour terrible.
Tout autant que le 7 d�cembre 1941, le 11 septembre 2001 a chang� pour toujours la vie des Am�ricains et la perspective strat�gique des �tats-Unis. Ce jour-l� a suscit� une prise de conscience aigu� de notre vuln�rabilit� face � des attaques ourdies dans des terres lointaines, ex�cut�es sans avertissement et destin�es � porter la trag�die jusque sur nos rives. Ce jour-l� nous a oblig�s � porter un regard neuf sur une vieille menace.
Pendant douze ans, Saddam Hussein, install� au c�ur de la r�gion la plus explosive du monde, a d�fi� plus d'une douzaine de r�solutions du Conseil de s�curit� de l'ONU, terroris� son peuple, menac� ses voisins et le monde.
Par deux fois, il a lanc� des invasions contre des voisins qui ne l'avaient nullement provoqu�. Apr�s qu'il eut perdu une guerre d'agression qu'il avait commenc�e, son attitude mena�ante envers d'autres �tats du Golfe - et la poursuite de l'oppression de son peuple - ont contraint les �tats-Unis et le Royaume-Uni � maintenir une pr�sence militaire massive dans le Golfe et � patrouiller pendant douze ans deux vastes zones d'interdiction de survol. Saddam Hussein est le seul tyran de notre �poque non seulement � avoir poss�d� des armes de destruction massive, mais aussi � s'en �tre servi pour commettre des massacres. En outre, il est rest� li� au terrorisme puisqu'il a procur� asile � des terroristes connus et subventionn� des kamikazes palestiniens.
Le 11 septembre 2001 a r�v�l� au grand jour les desseins de nos ennemis et nous a inflig� l'exp�rience douloureuse des moyens qu'ils �taient pr�ts � d�ployer afin de les r�aliser. De leurs propres vantardises nous savons qu'ils n'h�siteraient pas � employer les armes les plus terribles de la terre pour exporter la d�vastation jusque chez nous. En fait, ils s'en f�liciteraient. Cette menace est potentiellement si catastrophique, et pourrait s'ex�cuter avec si peu de pr�avis, par des moyens intra�ables, qu'il serait impossible de la pr�venir.
Nous n'avons aucune preuve que Saddam Hussein ait tremp� dans les attaques du 11 septembre. N�anmoins, la possibilit� demeurait qu'il puisse se servir de ses armes de destruction massive, ou que des terroristes puissent obtenir de telles armes de son r�gime pour monter une future attaque bien plus grave que celles du 11 septembre. Une telle �ventualit� catastrophique ne pouvait �tre ni ignor�e ni �cart�e.
Le pr�sident Bush a pos� le probl�me dans les termes suivants : "D'aucuns estiment que nous ne devons pas agir tant que la menace ne sera pas imminente. Depuis quand les terroristes et les tyrans ont-ils annonc� leurs intentions et nous ont-ils poliment adress� un pr�avis avant de frapper ? Que l'on permette � cette menace d'appara�tre subitement et dans toute sa force, et toutes les actions, toutes les paroles, toutes les r�criminations viendraient trop tard. Placer sa confiance dans la raison et la retenue de Saddam Hussein n'est pas une strat�gie, ce n'est pas une option."
Lorsque le pr�sident a pris la parole devant les Nations unies en septembre 2002, la nature du p�ril pos� par Saddam Hussein suscitait peu de controverse. Les services de renseignement de la plupart des gouvernements s'accordaient sur les capacit�s et app�tits du dictateur. Les Nations unies et d'autres organisations internationales avaient maintes et maintes fois document� ses agressions contre ses voisins, les tortures qu'il avait inflig�es au peuple irakien et ses violations du droit international. Le Conseil de s�curit� a adopt� r�solution apr�s r�solution - 17 au total - �non�ant les obligations de Saddam Hussein envers le monde et exigeant qu'il se plie, sinon il en subirait les cons�quences.
Le Conseil de s�curit� �tait dans son bon droit. Et le pr�sident Bush �tait dans son bon droit lorsqu'il a constitu� une coalition d'�tats pour faire appliquer les r�solutions bien pr�cises du Conseil de s�curit�, assurer la cr�dibilit� des Nations unies et d�fendre la paix mondiale.
Rappelez-vous la logique claire et nette de la r�solution 1441 - qui fut adopt�e � l'unanimit�. Cette r�solution constituait une �preuve - une �preuve finale - de la volont� de Saddam Hussein de d�sarmer et de tenir ses obligations. Cette �preuve, Saddam Hussein l'a refus�e. La r�solution pr�voyait des cons�quences graves en cas de refus. Une coalition de nations s'est assur� que ce ne seraient pas des paroles vaines.
� pr�sent, les champs de la mort livrent leurs secrets avec une fr�quence accrue. On d�couvre toujours de nouveaux charniers. Le Groupe d'enqu�te sur l'Irak d�c�le et enregistre toujours de nouvelles preuves que l'Irak n'a jamais d�sarm� et n'a jamais ob�i aux inspecteurs de l'ONU.
Nous poss�dons aujourd'hui des preuves solides de faits dont personne n'aurait d� douter. Jusqu'� la fin, Saddam Hussein a continu� de torturer et d'opprimer le peuple irakien. Jusqu'� la fin, Saddam Hussein a menti au Conseil de s�curit�. Enfin - que personne ne s'y trompe -, jusqu'� la fin, Saddam Hussein a nourri l'ambition de menacer le monde au moyen d'armes de destruction massive et a dissimul� ses programmes illicites d'armement.
Je voudrais vous citer un extrait du rapport int�rimaire que David Kay, le chef du Groupe d'enqu�te sur l'Irak, a pr�sent� la semaine derni�re au Congr�s :
"Nous avons d�couvert des douzaines d'activit�s li�es � des programmes d'ADM ainsi qu'une quantit� importante de mat�riel dont les autorit�s irakiennes ont cach� l'existence aux Nations unies durant les inspections qui ont commenc� vers la fin de 2002. La d�couverte de ces efforts d�lib�r�s de dissimulation s'est faite gr�ce, d'une part, aux aveux de scientifiques et de responsables concernant des informations qu'ils auraient sciemment tues et, d'autre part, aux preuves mat�rielles des �quipements et des activit�s que le Groupe d'enqu�te sur l'Irak a d�couverts et qui auraient d� �tre d�clar�s aux Nations unies."
Le Groupe d'enqu�te a confirm� beaucoup d'activit�s dont nous avions d�j� connaissance, notamment la massive campagne irakienne de duperie destin�e � masquer les programmes d'armement et le maintien par l'Irak de lanceurs interdits. Le Group a �galement obtenu des informations qui semblent corroborer les rapports selon lesquels l'Irak se serait livr� � des essais sur l'homme de substances chimiques et biologiques.
Et Le Groupe d'enqu�te continue de d�couvrir des preuves d'activit�s dont les �tats-Unis n'avaient pas connaissance avant la guerre. Par exemple, il a trouv� � ce jour, et je cite :
- "de nouvelles recherches sur des agents potentiels de guerre biologique, � savoir les brucellas et le virus de la fi�vre h�morragique Congo-Crim�e" ;
- "des tentatives clandestines men�es entre la fin de 1999 et 2002 en vue d'obtenir de la Cor�e du Nord des techniques li�es � des missiles balistiques d'une port�e de 1.300 kilom�tres" ;
- "des travaux relatifs � un �ventuel agent stabilisateur du VX, des travaux de recherche-d�veloppement de munitions capables de porter des armes chimiques, et l'acquisition et la dissimulation de mat�riel et d'�quipements � double usage".
Ce ne sont l� que quelques points forts d'un rapport long de plus de 6.000 mots. Somm� de d�clarer toutes ces activit�s � l'ONU, l'Irak a choisi au contraire de les camoufler et de tromper les inspecteurs. Si l'un quelconque de ces exemples avait �t� d�couvert l'hiver dernier, le Conseil de s�curit� n'aurait pas eu d'autre solution que de suivre exactement la ligne d'action que le pr�sident Bush a adopt�e : d�clarer Saddam Hussein en contravention de la r�solution 1441 et mettre � ex�cution les cons�quences graves de cette derni�re.
Il vaut la peine de r�fl�chir aux cons�quences de l'inaction. Si l'on n'avait pas fait respecter la r�solution 1441 - et les seize autres - la cr�dibilit� des Nations unies aurait �t� r�duite � n�ant et l'efficacit� du Conseil de s�curit� en tant qu'instrument permettant de faire respecter la volont� du monde et de maintenir la paix, aurait �t� affaiblie.
Saddam Hussein serait rest� au pouvoir, avec toutes les cons�quences que cela sous-entend : davantage de charniers, davantage d'enfants en prison et davantage de d�pr�dations quotidiennes � l'encontre du peuple irakien.
En outre, Saddam Hussein serait rest� - ind�finiment - camp� au c�ur du Proche-Orient, prot�geant un arsenal potentiellement mortel d'armes terribles, mena�ant ses voisins ainsi que le reste du monde. Pendant douze ans, il a clairement montr� qu'il n'avait aucune intention de d�sarmer et de se plier aux exigences l�gitimes du Conseil de s�curit�. Il n'y avait aucune raison de croire que si l'on attendait plus longtemps pour qu'il change d'avis, cela donnerait des r�sultats.
Ceux qui s'interrogent sur la sagesse d'avoir renvers� Saddam Hussein et lib�r� l'Irak, devraient se poser les questions suivantes :
- Combien de temps fallait-il permettre � Saddam Hussein de torturer le peuple irakien ?
- Combien de temps fallait-il permettre � Saddam Hussein de demeurer la plus grande source d'instabilit� dans l'une des r�gions les plus vitales du monde ?
- Combien de temps fallait-il permettre � Saddam Hussein de donner appui et asile aux terroristes ?
- Combien de temps fallait-il permettre � Saddam Hussein de d�fier les demandes l�gitimes du monde pour qu'il d�sarme ?
- Combien de temps le monde aurait-il d� fermer les yeux sur la menace que repr�sentait Saddam Hussein ?
En v�rit�, n'�taient-ce pas l� les alternatives de l'action ?
Mais le pr�sident Bush - ainsi que Tony Blair, John Howard, Aleksander Kwasniewski, Jos� Maria Aznar et d'autres dirigeants - d�cid�rent d'agir. Parce qu'ils l'ont fait, Saddam Hussein est parti. Il n'utilisera plus jamais d'armes de destruction massive et son appui au terrorisme est fini. Ses salles de torture et de viol sont ferm�es, de m�me que les cellules des prisons pour enfants. La suppression de cette source d'instabilit� dans la r�gion la plus explosive du monde sert puissamment les int�r�ts de la guerre contre le terrorisme.
Le peuple irakien est aujourd'hui libre, il �uvre en vue de son autod�termination. Pas � pas, la vie normale rena�t en Irak, alors que les services fondamentaux se r�tablissent, parfois pour la premi�re fois depuis des dizaines d'ann�es. Dans l'ensemble du pays, �coles et h�pitaux se reconstruisent. Des banques ouvrent leurs portes et l'on pr�pare une nouvelle monnaie - d�pourvue de l'effigie de Saddam Hussein.
Les forces militaires am�ricaines, en collaboration avec les Irakiens et les autres membres de la coalition, apportent leur aide afin d'instituer ces am�liorations. Nos soldats � Bagdad et dans d'autres villes travaillent dans des circonstances difficiles. Des baassistes irr�ductibles, des fedayins et des terroristes �trangers continuent � attaquer les forces de la coalition, d'innocents Irakiens et des symboles du progr�s. Comme l'a dit le pr�sident Bush, l'Irak est, � l'heure actuelle, le principal front dans la guerre contre la terreur. Les ennemis de la libert� ont d�cid� d'y jouer leur va-tout et il faut les vaincre.
La construction d'un nouvel Irak ouvre la perspective d'une transformation du Proche-Orient. Aujourd'hui, les 22 pays de cette r�gion vitale ont une population totale de 300 millions de personnes, mais un PIB combin� inf�rieur � celui de l'Espagne. C'est une r�gion qui souffre de ce que les intellectuels arabes appellent un "d�ficit en mati�re de libert� politique et �conomique". C'est aussi une r�gion o� le sentiment d'impuissance est un terreau fertile pour des id�ologies qui convainquent des jeunes � l'avenir prometteur d'aspirer non pas � une �ducation universitaire, � une carri�re ou � une famille, mais � se faire sauter en emportant avec eux autant d'innocentes victimes que possible. Ces ingr�dients risquent d'entra�ner une grave instabilit� et posent une menace directe � la s�curit� des �tats-Unis.
En travaillant dans le cadre de v�ritables partenariats avec les peuples de la r�gion qui partagent leur attachement � la libert� de l'homme, les �tats-Unis et leurs amis peuvent aider � b�tir un Proche-Orient o� l'espoir triomphera sur l'amertume, o� une plus grande libert� politique et �conomique et une �ducation am�lior�e et modernis�e encourageront les gens � rejeter la voie de la terreur et � s'associer pleinement aux progr�s de notre �poque. Un Irak libre, d�mocratique et prosp�re peut servir de phare et de catalyseur dans cet effort.
Et un Irak libre et prosp�re peut faciliter la cr�ation d'un nouvel �lan vers une paix durable entre les Isra�liens et les Palestiniens et encourager des progr�s vers la r�alisation de la vision que le pr�sident Bush a �nonc�e le 24 juin 2002 : deux �tats vivant c�te � c�te en paix et en s�curit�.
Les terroristes se trouvant dans les territoires palestiniens ont perdu le parrainage de Saddam Hussein. D'autres r�gimes, dans la r�gion, ont re�u un message sans ambigu�t� les avertissant que l'appui du terrorisme ne sera pas tol�r�. � long terme, sans cet appui ext�rieur au terrorisme, les Palestiniens qui �uvrent en faveur de la r�forme et qui aspirent � la d�mocratie seront plus forts et se sentiront encourag�s.
Pourtant, l'attrait de la terreur est encore fort, comme nous l'avons constat� samedi dernier � Ha�fa, o� 19 personnes qui prenaient tranquillement leur d�jeuner du sabbat ont �t� assassin�es. L'Autorit� palestinienne ne doit m�nager aucun effort pour d�manteler l'infrastructure terroriste en son sein. Un �tat palestinien doit �tre un �tat r�form� et pacifique qui abandonne pour toujours le recours � la terreur.
On s'attend qu'Isra�l appuie la cr�ation d'un �tat palestinien viable, au territoire unifi�, et assume ses responsabilit�s � cette fin. Isra�l doit d�manteler ses postes avanc�s, am�liorer les conditions de vie du peuple palestinien et mettre fin � ses activit�s de colonisation. Et on attendra des pays arabes qu'ils s'opposent au terrorisme, appuient la naissance d'une Palestine pacifique et d�mocratique et disent clairement qu'ils vivront en paix avec Isra�l.
Le Proche-Orient est une r�gion qui rec�le un potentiel immense. Mais pour arriver � v�ritablement transformer cette r�gion, il faudra un engagement portant sur de nombreuses ann�es. Cela exigera des �tats-Unis et de leurs alli�s un vaste engagement dans toute la r�gion et sur de nombreux fronts, notamment diplomatique, �conomique et culturel.
Nous devons continuer � faire preuve de patience. Notre propre histoire devrait nous rappeler que la mise en pratique des principes d�mocratiques est un travail de longue haleine. Lorsque les P�res fondateurs de notre nation proclam�rent "Nous, le Peuple", ce n'est pas � moi qu'ils pensaient. Mes anc�tres �taient consid�r�s comme valant les trois-cinqui�mes d'un �tre humain.
Connaissant la difficile histoire de l'Am�rique, nous devrions toujours faire preuve d'humilit� lorsque nous vantons les avantages de la libert�. Mais la voix de l'Am�rique ne devrait jamais faiblir lorsqu'il s'agit de prendre la d�fense de peuples recherchant la libert�.
Les peuples du Proche-Orient partagent ce d�sir de libert�. Nous avons une occasion - et une obligation - de les aider � r�aliser ce v�u. Nous devons aussi travailler avec d'autres afin de cr�er un monde exempt de terreur et o� l'espoir est l'apanage de chaque individu. C'est l� le d�fi strat�gique et la mission morale de notre �re.
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