L'Indon�sie pr�side actuellement l'Association des pays du Sud-Est asiatique, qui s'est prononc�e fin juillet pour que l'opposante, prix Nobel de la paix en d�tention, soit rel�ch�e au plus vite.
Un autre �missaire, le ministre tha�landais des Affaires �trang�res Surakiart Sathirathai, se rendra aujourd�hui pour une visite d'une journ�e � Yangon afin de proposer � la junte un plan de d�mocratisation, a-t-on dit de source proche du minist�re, qui n'a pas donn� de confirmation officielle.
L'�missaire indon�sien Ali Alatas, ancien ministre des Affaires �trang�res, s'est entretenu avec le chef de la junte, le g�n�ral Than Shwe, mais n'a pas pu voir Aung San Suu Kyi, qui se remet d'une importante op�ration chirurgicale.
Les g�n�raux au pouvoir "n'ont donn� aucune indication" de date pour une �ventuelle lib�ration de la dirigeante de la Ligue nationale pour la d�mocratie, a indiqu� Ali Alatas.
Il a ajout� qu'il avait invit� le nouveau Premier ministre du Myanmar, Khin Nyunt, � assister au sommet de l'Asean et que ce dernier devrait s'y rendre. "Ce sera un sommet qui traitera des probl�mes de l'Asean et de l'Asie du Sud-Est. Cependant, nous regretterions que ce sommet soit perturb� par des questions ext�rieures", a soulign� l'�missaire.
Aung San Suu Kyi, qui �tait assign�e en r�sidence, a �t� de nouveau arr�t�e le 30 mai apr�s des affrontements entre partisans de la junte et militants de l'opposition et incarc�r�e depuis cette date dans un lieu tenu secret.
Le toll� international d�clench� par cette mesure a pouss� l'Asean � durcir le ton � l'�gard des autorit�s birmanes.
De sources diplomatiques, on estime que la junte pourrait annoncer une d�cision � l'occasion de la visite du repr�sentant des Nations unies, Razali Ismail, un diplomate malaisien, le 30 septembre � Yangon.
Les g�n�raux pourraient profiter des suites de l'intervention chirurgicale subie par l'opposante la semaine derni�re, pour autoriser Aung San Suu Kyi � regagner son domicile en vue de sa convalescence, ce qui leur permettrait de trouver une voie de sortie honorable.
N�anmoins la diplomatie avec laquelle les grandes nations agissent envers la dictature birmane est tr�s choquante. La prix Nobel de la paix et son parti d�tiennent une majorit� �crasante parmi la population de Birmanie �cras�e par une dictature qu�il serait facile de soumettre au m�me traitement que l�Irak de Saddam ou la Serbie de Milosevic � savoir un blocus. Les tergiversations s�expliquent peut-�tre l� encore par la pr�sence de p�trole et la peur de d�stabiliser la r�gion au profit de la Chine.
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