Corsica Nazione et Indipendenza avalisent sans surprise le processus d�union
Nov 17, 2003
Corsica Nazione et Indipendenza ont r�uni � Coite, l'ensemble de leurs d�l�gu�s afin d'apporter une r�ponse d�finitive aux diff�rents travaux men�s depuis quelques mois avec les autres composantes du � mouvement national �.

� une majorit� �crasante, cette Cunsulta a donc avalis� la signature d'un accord politique en vue des prochaines �lections territoriales.

� Certes cette union aura des r�percussions strat�giques sur les prochaines �lections, mais elle d�passera largement cette simple �ch�ance �lectorale �, a d�clar� Jean-Guy Talamoni, pr�sident du groupe des huit �lus nationalistes � l'assembl�e de Corse.

Les militants ont approuv� le travail men� depuis des mois � l'occasion des r�unions bilat�rales ou multilat�rales. Donc en ce qui concerne nos deux formations, l'union a le feu vert et nous pouvons avancer dans les modalit�s de cette union. �

La derni�re prise de position du FLNC-Union des combattants a quasiment enclench� le processus qui reste cependant suspendu aux d�cisions d�finitives du PNC et de la Chjama Naziunale. � Mais pour nous, dit-il, les conditions de l'union sont
r�unies � 100 % depuis les derni�res d�clarations du FLNC-Union des combattants. �
Le PNC s�est r�uni en assembl�e g�n�rale dimanche � Ajaccio.

De son c�t� A Chjama Naziunale rassemblera ses effectifs lundi soir � 8 heures � Corte pour r�aliser �galement le m�me travail en direction de l'union.

Toutes les composantes du �mouvement national� se retrouveront enfin mercredi soir � Corte pour entamer un large d�bat de fond portant essentiellement sur la question de la composition de la liste.

� ce sujet, les porte-parole de Corsica Nazione et d'lndipendenza, Jean-Guy Talamoni et Fran�ois Sargentini, ont r�pondu clairement aux interrogations :� Nous n'avons pas travaill� sur la question de la t�te de liste ou de la constitution de celle-ci. Nous n'avons pas l'intention de placer cette question comme prioritaire.

Cette question sera abord�e de mani�re fraternelle et amicale avec l'ensemble des organisations et des composantes politiques du mouvement national. Il y a des r�alit�s autour desquelles il faudra b�tir. Nous en d�battrons ensemble � partir de mercredi �, ont-ils simplement pr�cis�.

Corsica Nazione et Indipendenza ont enfin lanc� un appel au FLNC dit du 22 octobre � afin qu'il conforte �galement ce que nous voulons construire tous ensemble � travers un v�ritable projet politique que nous mettons en place. Car nous sommes certains qu'il est de nature � peser de fa�on d�cisive sur la vie politique en Corse et sur la vie politique de la France pour entamer des n�gociations sur le fond de la question Corse. �

Une union politique de nature � peser d'autant que Corsica Nazione et indipendenza � pensent obtenir 30 % des suffrages aux prochaines �lections... �
(Mario GRAZI)

Un appel � l'apaisement



Au nom de Corsica Nazione et d'lndipendenza, Fran�ois Sargentini a fait lecture d'une prise de position commune

� Dans quelques mois auront lieu des �ch�ances judiciaires relatives aux dramatiques affrontements qu'a connus le mouvement national.

� Elles vont rappeler une �tape douloureuse de notre histoire et ne manqueront pas d'�tre exploit�es par les ennemis de la lutte du peuple Corse pour tenter de r�veiller de vieux d�mons.

� Depuis, le mouvement national a su s'engager, gr�ce aux accords du Fiumorbu, sur la voie de la r�conciliation. Cet apaisement a permis d'approfondir le dialogue, de restaurer la confiance pour concr�tiser la d�marche d'union nationale.

� Nous r�affirmons que pour nous ce processus de paix au sein du mouvement national est irr�versible et que rien ni personne ne pourra nous faire d�vier de ce choix vital pour la cause du peuple Corse.

� � la veille de ces �ch�ances judiciaires, nous appelons de tous nos v�ux � la dignit�, � la s�r�nit� et � l'apaisement.

� Aujourd'hui, solennellement, nous tenons � rendre hommage � tous les militants morts ou bless�s et aux familles meurtries durant cette sombre p�riode de notre histoire. �

Fran�ois Sargentini fait ici allusion au proc�s qui doit juger les assassins de son fr�re No�l.

Le 21 janvier 2000, quatre ans et demi apr�s le meurtre d�A Cuncolta Naziunalista No�l Sargentini en ao�t 1995, � Cort�, les deux suspects Jean-Pierre Bona et Jean-Andr� Simonetti, qui faisaient l�objet d�un mandat d�amener, s��taient constitu�s prisonniers � Paris.

Ils d�claraient ; � puisse notre d�marche contribuer � ce que se confirme une nouvelle impression d�apaisement, de s�r�nit� et de possible transparence pour une Corse trop souvent et trop longtemps en proie � ses tourments �. Ils affirmaient qu�aucune tractation n�a accompagn� leur reddition mais comptaient visiblement sur l�aministie qui aurait couronn� le processus de Matignon. Suite � cette reddition, la chambre d�accusation de la cour d�appel de Paris, ordonnait un suppl�ment d�information sur cette affaire pouvant permettre la poursuite de l�enqu�te alors qu�une ordonnance de renvoi en Cour d�Assises transmise � la chambre d�accusation en d�cembre.

Retour sur un assassinat : le 31 ao�t 1995,, la voiture conduite par Dominique Biancardini est mitraill�e � bout portant dans une ruelle de Corte par deux militants du FNLC-Canal habituel, la branche rivale du FNLC-Canal historique. Son compagnon, No�l Sargentini, meurt sur le coup, atteint en pleine t�te. Il laisse deux enfants.

�Tout le monde conna�t les assassins. Ils poss�dent plusieurs affaires � Corte. Ils ont d'ailleurs �t� candidats aux �lections. Qu'attend la police pour les arr�ter?� d�clare alors Dominique Biancardini. Et elle donne les noms des deux tueurs. � l��poque Fran�ois Sargentini, le fr�re de la victime, a aussi peur �Moi aussi, ils veulent me tuer. Je ne peux plus retourner � Corte. J'ai perdu mon travail. Je me cache, loin de ma famille�, jette-t-il. En clair, le FNLC-Canal habituel, et sa vitrine l�gale, le Mouvement pour l'autod�termination (MPA), �tiennent� Corte.

En abattant No�l Sargentini le 31 ao�t 1995, ils voulaient venger Pierre Albertini, chef militaire du FNLC-Canal habituel, descendu la veille au soir dans une rue de Bastia par un commando du Canal historique compos� d�employ�s de Bastia Securit� dont l�un laissera la vie dans l�affaire.

Quelques jours plus tard, un jeune sympathisant du MPA sera abattu dans un village situ� non loin de l�. Cet �tudiant de l�IUFM avait eu le malheur de se trouver dans la voiture de Bona et de Simonetti. Personne n�en a parl�.

Fran�ois Sargentini a r�cemment retir� sa plainte contre Bona et Simonetti mais sa famille est toujours partie civile. Il a �t� question pour la direction d�Inidipendenza que Sargentini d�missionne de tous ses mandats s�il refusait de retirer cette plainte. Bona et Simonetti poss�dent beaucoup d�amis dans la famille Orsoni et parmi bien des anciens militants du Canal habituel qui se retrouvent aujourd�hui dans le PNC ou le FLNC 3.

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