Les gestionnaires de l'infrastructure ferroviaire luxembourgeoise (CFL) belge (Infrabel) et française (RFF) ont constitué un Groupement européen d'intérêt économique qui, en date du 12 juillet dernier, a introduit une demande de soutien financier auprès de la Commission européenne pour la réalisation d'un projet de 223,1 millions d'euros concernant le corridor ferroviaire Anvers-Bâle/Lyon. Il s'agit de mettre en place un nouveau système de sécurité et de gestion du trafic ferroviaire sur ce corridor qui constitue un axe prioritaire des réseaux transeuropéens de fret. Le projet s'inscrit dans le cadre de la décision de l'Union européenne de promouvoir un nouveau système interopérable de sécurité et de gestion du trafic ferroviaire baptisé ERTMS (European Rail Traffic Management System).
Soutenu par les administrations des trois pays concernés, qui appliquent un engagement pris par leurs ministres des transports ferroviaires en date du 9 juin 2006, le projet prévoit un budget de 223,1 millions d'euros pour la période 2007-2013. La décision de l'Union européenne de promouvoir un nouveau système interopérable de sécurité et de gestion du trafic ferroviaire remonte à début 2006 et porte sur six corridors de fret transeuropéens. Un de ces corridors concerne le double axe Anvers - Bâle (648 km) et Anvers - Lyon (792 km). La position de ce corridor est stratégique sur le plan européen puisqu'il relie l'un des plus grands ports de l'Europe occidentale à d'importants pôles industriels ainsi qu'à de vastes zones de marché, et qu'il est connecté à d'autres corridors transeuropéens.
La réalisation du projet devrait permettre des réductions substantielles de temps de parcours à l'horizon 2020 : gain de 2h30 sur la branche Anvers - Bâle et de 2h00 sur la branche Anvers - Lyon. Des accroissements notables de la sécurité et de la fiabilité des circulations ainsi que de la qualité des services offerts sont également attendus. Le potentiel de croissance escompté du trafic, qui s'écoulera en toute sécurité, s'élève à 60 pc à l'horizon 2020. Les avantages socio-économiques en sont estimés à 140 millions d'euros par an à partir de cette date.
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