Le Premier ministre belge n'a pas été invité au mini-sommet sur l'avenir de l'UE organisé à la mi-mai au Portugal par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, contrairement au chef du gouvernement luxembourgeois, qui réserve toutefois sa réponse. "Nous n'avons pas reçu d'invitation", a déclaré mercredi à un porte-parole du Premier ministre belge Guy Verhofstadt. "Nous examinons la manière de réagir", a-t-il ajouté, sans faire d'autres commentaires.
A Luxembourg, après avoir d'abord dit ne pas être au courant, un porte-parole du gouvernement, Guy Schuller, a expliqué que le Premier ministre Jean-Claude Juncker "avait été invité il y a plusieurs semaines". "Mais il ne sait pas s'il participera ou non, dans la mesure où il a une visite planifiée depuis six mois au moins à Sibiu", ville roumaine partenaire de la ville de Luxembourg dans le cadre de l'année européenne de la Culture, a ajouté Schuller. "Cela dépendra aussi de la forme que prendra cette réunion et si la présidence française y participera", a-t-il précisé.
La Commission européenne a annoncé que Barroso avait invité "des leaders européens" les 12 et 13 mai à Sintra, près de Lisbonne, pour une "réflexion informelle" sur la renégociation de la Constitution et des "problèmes clés de l'avenir de l'Europe".
Le Luxembourg et la Belgique sont deux des six Etats fondateurs de l'Union européenne, qui compte aujourd'hui 27 membres. Guy Verhofstadt a publié en 2006 un livre-manifeste intitulé "Les Etats-Unis d'Europe" dans lequel il milite pour une Europe fédérale, si possible avec l'ensemble des membres, si nécessaire avec un "noyau dur" autour de la zone euro.
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