Quand le « socialiste » Robbert Goebbels, toujours présent quand il s’agit de défendre à Bruxelles et Strasbourg les intérêts du grand capital et de la grande industrie (banques, taxes Tobin, Reach, sans oublier la Constitution européenne), chante l’enterrement de la directive Bolkestein dans un article du tageblatt, il faut se méfier au plus haut degré. La fameuse directive Bolkestein est-elle vraiment enterrée ? Oui, dans sa version initiale. Le fameux principe du pays d’origine, source de tous les malheurs et à l’origine de la campagne relative au plombier polonais à l’occasion du référendum en France sur la Constitution européenne, est enterré. On n’en parle plus.
Est-ce à dire que ce principe de libre circulation des personnes, biens et services inscrits dans les traités de l’Union vient ainsi d’essuyer un premiers revers sérieux ? Non, si le principe du pays d’origine, principe qui aurait autorisé une société luxembourgeoise à délocaliser son siège social en Pologne pour venir offrir ses biens et ses services aux tarifs polonais au Luxembourg, est bien rayé de la directive, il faut savoir que le plan B est déjà amorcé. Le contraire aurait été étonnant, tellement les intérêts d’une partie substantielle de l’économie en faveur de ce principe du pays d’origine étaient forts. Quelle est la solution de rechange ? Et bien elle est tellement simple que c’en serait carrément génial, si et seulement si les intérêts des salariés du secteur privé de l’Europe de l’Ouest ne seraient pas sacrifiés de manière aussi perfide sur l’autel de la seule compétitivité au détriment de ce pouvoir d’achat indispensable au maintien du chiffre d’affaires. Au lieu qu’une société nationale luxembourgeoise ferme son siège social au Luxembourg pour le rouvrir en Pologne pour devenir une société nationale polonaise libre d’exporter ses biens et services dans toute l’Union européenne, la société nationale luxembourgeoise pourra se transformer, après l’adoption définitive de ce plan B, en société tout simplement transeuropéenne, avec faculté d’engager ses salariés et produire ses marchandises partout dans l’Union, là où cela lui convient le mieux (standards sociaux et écologiques les plus attractifs), et de vendre sans entraves aucune ses biens et services désormais transeuropéens dans tous les marchés de l’Union européenne. Nous parions que Jean-Claude Juncker qui, en sa qualité de chef de gouvernement doit approuver ce plan B, ne s’y opposera point, conformément à sa position pro-Bolkestein en coulisses à Bruxelles avant que le scandale n’éclatât sur la place publique luxembourgeoise grâce à l’intervention de l’ancien député de Déi Lenk, Serge Urbany,.
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