Le parquet de Milan a ordonné l’arrestation de 21 personnes, dont Giulano Tavaroli, chef de la sécurité du groupe Telecom Italia jusqu’à mai dernier et Pierguido Iezzi, actuellement responsable de la sécurité du groupe Pirelli, dans l’affaire des écoutes téléphoniques illégales en Italie. Onze carabiniers et agents de la garde des Finances ont fini derrière les verrous. Ils auraient été payés pour aider à violer les banques de données des ministères de l’Intérieur, de la Justice et de l’Économie. Parmi leurs « victimes » figurent le leader centriste Lorenzo Cesa, désigné par le groupe sous le sigle de « Monsieur X », divers secrétaires d’État, l’ancien patron des patrons Antonio d’Amato, proche de Silvio Berlusconi, des industriels du calibre des Benetton et de Carlo De Benedetti, les frères Della Valle, titulaires de la griffe de mocassins de luxe Tod’s, l’ancien patron du groupe laitier Parmalat Calisto Tanzi, poursuivi pour corruption et des banquiers comme Cesare Geronzi, puissant président de Capitalia, ou encore Gianpiero Fiorani, sulfureux patron de la Banque populaire italienne poursuivi pour association criminelle. Le parquet a saisi plusieurs milliers de dossiers et fiches de renseignement. Des demandes de saisies de comptes bancaires ont été envoyées en Suisse et au Luxembourg. Une villa de deux millions d’euros a été mise sous scellés à Florence.
|
|