UE : c’est vraiment n’importe quoi !
Sep 27, 2006
Alors que l’intégration du dernier élargissement est loin d’être assurée, voilà déjà les prochains pays : la Bulgarie et la Roumanie entreront dans l'Union européenne le 1er janvier prochain, mais feront l'objet d'une surveillance inédite dans l'histoire de l'Union européenne, a annoncé mardi la Commission européenne. "Les deux pays sont en mesure d'assumer les droits et les obligations d'un état membre de l'UE au 1er janvier 2007", a déclaré le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso, sous les applaudissements des eurodéputés réunis en session plénière à Strasbourg. L'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie, qui scelle le passage de l'UE de 25 à 27 Etats membres, "marquera une réussite historique", a-t-il ajouté, soulignant que ce nouvel élargissement poursuivait "la réunification de notre famille européenne" après l'entrée des principaux pays de l'ex-bloc communiste en 2004. Renonçant à repousser leur entrée d'un an, comme le lui permettait le traité d'adhésion, la Commission a néanmoins décidé de mettre en place des mesures de surveillance dans les domaines où Sofia et Bucarest sont encore en retard: le système judiciaire, la gestion des fonds européens et la sécurité alimentaire pour les deux, la sécurité aérienne pour la Bulgarie uniquement. Si Sofia et Bucarest échouent à rattraper leur retard dans ces domaines, elles s'exposeront alors à des sanctions de la Commission. Les 25 pourraient ainsi ne plus reconnaître les décisions de la justice roumaine ou bulgare et Bruxelles pourrait suspendre une partie des aides agricoles. Pour garantir la sécurité alimentaire, la Commission a déjà décidé de maintenir l'embargo sur le porc en raison de la persistance de la peste porcine dans les deux pays.

Ce système de surveillance, particulièrement strict en matière judiciaire avec une évaluation tous les six mois des progrès réalisés, évite ainsi d'humilier les deux Etats en appliquant immédiatement des clauses de sauvegarde, tout en les poussant à continuer leurs efforts de réformes dans les secteurs où ils sont encore à la traîne.

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