Assassinat du préfet Erignac: la famille ne veut rien recevoir des condamnés
Oct 4, 2005
La famille du préfet de Corse, Claude Erignac, a fait savoir qu'elle ne réclamait aucun dommage-intérêt aux membres du commando condamnés pour l'assassinat du préfet en 1998 car "elle ne veut rien recevoir d'eux".

En juillet 2003, la cour d'assises a condamné Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, considérés comme les "tête pensantes" de l'assassinat du préfet à la réclusion criminelle à perpétuité et les six autres accusés à des peines de 15 à 30 ans. Les huit condamnés ont également été reconnus coupables d'avoir participé à l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella (Corse-du-Sud) en 1997. Deux des condamnés, Jean Castella et Vincent Andriuzzi, considérés par l'accusation comme les "intellectuels" du groupe, ont fait appel de leur condamnation.

La cour a examiné lundi, dans la même composition de jugement, les indemnités réclamées par les parties civiles. L'avocat de la veuve du préfet et de ses deux enfants a indiqué qu'ils avaient reçu par le biais du Fonds de garantie des victimes de terrorisme, respectivement 120.000 euros et 100.000 euros pour chacun des enfants.
"C'est bien faible pour cet acte dramatique", a commenté Me Philippe Lemaire.

Il a en revanche souligné que la famille ne "veut rien recevoir de ceux qui ont été condamnés ou qui vont l'être" dans une allusion à Yvan Colonna, arrêté quelques jours après le début du procès devant la cour d'assises après quatre ans de cavale. Colonna est renvoyé aux assises pour l'attaque de Pietrosella et mis en examen pour l'assassinat du préfet.

Les avocats des deux gendarmes, enlevés, menottés et bâillonnés lors de l'attaque de Pietrosella, Daniel Hiernaux et Didier Paniez, ont réclamé respectivement près de 100.000 euros et plus de 200.000 euros pour des préjudices professionnels et personnels subis par leur client.

La cour devait annoncer sa décision hier soir.

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