Polémique et rumeurs autour de la récente « panne du siècle » dans l’alimentation électrique au Luxembourg quand le 2 septembre, sur le coup de 16 heures 50, tous les plombs ont sauté au Grand-Duché. C’est la faute aux Allemands, s’écrièrent uni sono les responsables luxembourgeois, ceux de la Cegedel comme le ministre du ressort. L’origine de la panne est au Luxembourg, communiqua le côté allemand. Dont la police, le plus sérieusement du monde, envisageait toutes les possibilités et notamment celle d’un attentat terroriste sur lequel les forces de police d’outre-Rhin enquêtent d’ailleurs.
Pas de fumée sans feu, dit le dicton. Sauf au Luxembourg. La presse luxembourgeoise, unanime dans la non-enquête, expliquait que certains nuages de fumée étant dus non pas à un feu qui se serait déclaré ici et là à la suite des deux ruptures de courant successives, mais au fait que les moteurs diesel des groupes qui s’enclenchaient immédiatement et automatiquement dégageaient cette fumée noirâtre. Si tel a pu être le cas ici ou là, un incendie ou incident potentiellement dangereux a été escamoté et a eu lieu à Contern, chez DuPont de Nemours. Fumée et flammes étaient pourtant visibles de loin et une flopée de salariés de l’usine furent d’ailleurs priés de rentrer chez eux. Quelle ne fut pas leur surprise d’apprendre le lendemain en réponse à leurs questions angoissées, qu’il n’y avait rien eu. Point, à la ligne !
|
|