Une dizaine de kiosquiers parisiens ont été interpellés mardi matin dans le cadre de l'enquête sur un vaste réseau de vol et de revente à bas prix de journaux nationaux, quotidiens ou périodiques. Il s'agit de présumés complices dans ce trafic, soupçonnés d'être des "semi-grossistes" dans ce réseau.
L'enquête de la 1ère division de police judiciaire (DPJ) sur un réseau de distribution parallèle de journaux dure depuis plusieurs mois et agite les milieux de la distribution de la presse. Le préjudice subi par les journaux et les sociétés de distribution de la presse nationale est qualifié de "très important".
L'affaire a débuté en juin 2003 par des plaintes déposées par des responsables de quotidiens nationaux, puis des responsables de magazines et hebdomadaires nationaux. Selon l'enquête de la 1ère DPJ, un réseau parallèle s'était instauré en dehors des circuits officiels de distribution. Le trafic, à base de journaux volés et revendus à bas prix parmi les kiosquiers notamment, avait perduré malgré un premier coup de filet de la police en juin 2003, a-t-on précisé de source policière.
Le cerveau présumé de ce trafic a été arrêté le 14 juin dernier et écroué. Cet homme de 60 ans était à la tête d'un dépôt de presse parallèle situé dans le XIXe arrondissement de Paris, qui fonctionnait à plein régime, selon la même source. Depuis le début de l'enquête, plusieurs personnes ont été mises en examen dans ce dossier.
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