L'ancien maire de Cannes Michel Mouillot jugé en correctionnelle
May 4, 2004
L'ancien maire (UDF-PR) de Cannes, Michel Mouillot, comparaît depuis ce matin pour corruption devant le tribunal correctionnel de Grasse (Alpes-Maritimes) au côté de trois autres prévenus dans une affaire immobilière portant sur le paiement présumé de pots-de-vin. Michel Mouillot, 60 ans, et sept autres personnes avaient été mis en examen en 1997 pour corruption après la transformation d'un hôtel de la Croisette à Cannes, "le Relais de la Reine", en résidence hôtelière, puis en appartements par une banque qui en avait fait l'acquisition.

Le permis autorisant la construction de surfaces supplémentaires en raison de ces modifications avait été jugé illégal par le préfet des Alpes-Maritimes mais il n'avait pas été retiré par la commission d'urbanisme de la Ville ni traduit devant le tribunal administratif.


Autre élément étrange, la mairie de Cannes qui aurait dû recevoir une taxe pour un dépassement de coefficient d'occupation des sols (COS) équivalent à 7,32 millions d'euros, n'en avait perçu que 3,35 millions.


Un représentant de la COGIM, filiale d'Indosuez, mis en examen pour corruption active, avait reconnu avoir fait verser 270.000 euros à Michel Mouillot, avant de se rétracter. L'ancien maire de Cannes a toujours nié avoir perçu de l'argent.
Sur les huit personnes en examen - dont l'oncle de Michel Mouillot -, quatre ont obtenu un non-lieu ou bénéficié de la prescription.


Michel Mouillot, condamné en octobre 2002 à 10.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Grasse pour détournement de fonds publics, reste impliqué dans plusieurs autres affaires, notamment le versement de salaires fictifs et de pots-de-vin en échange d'autorisations d'implantation de machines à sous sur la Croisette.

Il est en liberté depuis octobre 1997 après quinze mois de détention préventive dans le dossier des casinos qui doit être jugé dans les mois prochains.

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