Les cinq grandes banques belges disposent d'investissements et de participations d'un montant total d'environ 1,2 milliard d'euros dans treize entreprises mondiales de défense et d'armement qui fabriquent des produits servant au développement de mines, de bombes à fragmentation, de bombes à l'uranium appauvri et même d'armes nucléaires, révèle le quotidien flamand De Morgen, citant l'asbl Netwerk Vlaanderen. Cette dernière a découvert ce soutien bancaire en examinant la structure de l'actionnariat des 13 entreprises visées. A la fin de l'année dernière, l'asbl flamande avait déjà mis au jour l'existence de liens financiers étroits entre les banques et le commerce international des armes. Son enquête a été cette fois étendue à des armes plus sujettes à controverse. Les liens financiers entre la KBC, ING, Fortis, Dexia et Axa, d'une part, et les entreprises de défense d'autre part vont de participations dans la structure actionnariale à des garanties bancaires, voire à des facilités de crédit. Un certain nombre de fonds de placement proposent pour leur part des actions dans les industries de la défense. Pour Netwerk Vlaanderen, le secteur bancaire doit communiquer davantage sur ses participations dans ces entreprises, afin que le consommateur sache au moins que son épargne est notamment utilisée pour le développement de l'armement nucléaire ou lourd, indique encore De Morgen.
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