Un après-midi fin août, deux hommes aux vêtements déchirés, menottes aux poignets se sont présentés au domicile d'une femme seule de Zevacu. Pour s'y cacher et s'y restaurer, se disant évadés de prison et poursuivis par la police. Devant son refus, ils allèrent plus loin, tout en haut du village, où vit une femme seule de 83 ans.
Loin de se laisser impressionner, cette femme leur a ouvert sa porte, en se rappelant ce que disait sa grand-mère : "I baddi chi zifùlani ùn piàcini à nimu, ce qui veut dire : il faut aider les gens car les situations
dramatiques ne sont voulues par personne.
Après leur départ, se présenta à elle une équipe de faux policiers qui vérifièrent la véracité de l'hospitalité et de la solidarité corses.
Ces situations extravagantes étaient filmées par des caméras cachées. Ensuite, venait un homme chargé de faire signer par ces actrices malgré elles, une autorisation de diffusion.
Ce scénario fut brutalement interrompu par l'arrivée intempestive du fils de la première personne contactée, qui prévenu, accourut à la hâte et miT en fuite cette courageuse bande payée par nos redevances télé.
Par la suite, nous apprenions que cette même équipe avait opéré à Santa Maria Sichè, toujours dans un quartier isolé et chez une femme seule qui, très choquée, a du faire appel à un médecin. Bien que sans autorisation, la dernière séquence, tournée à Zevacu fut diffusée sur Antenne 2 pour l'émission "on a tout essayé" de Laurent Ruquier.
La Corse, on peut le constater encore une fois, reste un bon sujet de mépris et de dérision pour les journalistes et les présentateurs français qui, comme à l'accoutumée, ne reculent devant aucune ignominie pour donner en spectacle ce qu'ils n'ont jamais eu : les valeurs éthiques d'un peuple.
TOUT LE DOSSIER CORSE
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