Les Israéliens nourrissent des sentiments contradictoires vis-à-vis des Européens. Ils sont en effet une majorité à les juger antisémites mais souhaitent également rejoindre l'Union européenne, selon un sondage commandé par l'UE.
Selon le sondage, 60% des Israéliens soutiennent l'entrée de l'Etat hébreu dans l'Union européenne, et 25% "tendraient" à le faire.
Mais en même temps, 74% des personnes interrogées estiment que l'UE a adopté une position pro-palestinienne dans le conflit israélo-palestinien et 60% pensent que les Quinze n'ont pas suffisamment dénoncé les attentats contre la population israélienne. Enfin, 64% affirment que "l'attitude de l'UE envers Israël relève d'un antisémitisme déguisé en principes moraux".
L'ambassadeur européen en Israël, Giancarlo Chevallard, a réagi à ce sondage en affirmant que l'Etat hébreu ne s'était pas porté candidat à l'adhésion à l'union et que la question n'était pas à l'ordre du jour.
"Pas demain, ni dans dix ans", a-t-il déclaré à l'Associated press, expliquant que les Quinze pensaient d'abord à l'élargissement de mai 2004 et que les lois de l'UE, notamment sur la liberté de mouvement ou l'emploi, allaient contre la législation israélienne.
Ce sondage a été réalisé auprès de 997 Israéliens juifs et arabes au cours de la deuxième moitié du mois de décembre 2003. La marge d'erreur est de 1,5 à deux points de pourcentage
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