L'ampleur médiatique donnée aux perquisitions opérées jeudi au siège du Sporting Club Bastia et de l'Olympique Lyonnais et au domicile de Jean-Pierre Bernès ont conduit les dirigeants du SCB à rendre publics des documents du transfert laissant entendre que l’opération du juge Courroye n’a pas du donné beaucoup de résultats.
Les dirigeants bastiais ont donc accepté dans un souci de clarté, de dévoiler publiquement les conditions dans lesquelles le SCB et l'OL avaient conjointement paraphé « la convention financière de mutation définitive » (le terme exact) du joueur Essien.
Ce transfert est intervenu sur la base d'une indemnité de 11,75 millions d'euros. Somme de laquelle il faut déduire les 3,8 millions d'euros correspond à l'achat de Frédéric Née, ainsi que toutes les commissions annexes… » ont souligné Jean-Martin Verdi et Jean Nicolai, secrétaire général et trésorier du club et tous deux anciens militants de la Cuncolta, vitrine légale du FLNC Canal historique.
« Dans le cadre de la nouvelle réglementation, 5 % de l'indemnité perçue vont à la Fédération Française de Football dans le cadre d'une aide du football professionnel au football amateur, 5 autres reviennent (dans le cas d'Essien) à son club ghanéen d'origine au titre d'un dédommagement à la formation, et 7 autres enfin à l'agent du joueur. » a expliqué Jean-Martin Verdi, le patron de la Maranna.
Naturellement, l'Olympique Lyonnais n'a pas versé au SCB l'intégralité de l'indemnité de ce transfert au mois de juillet dernier, les deux clubs s'étant mis d'accord sur l'échéancier suivant:
- Un premier versement de cinq millions d'euros (effectuée à l'homologation du transfert)
- Un autre d'un million d'euros le 31 décembre prochain.
- Un 3e d'un autre million d'euros le 30 juin 2004.
- Et un dernier de 950 000 euros le 30 juin 2005.
Jean-Martin Verdi a conclu: « La transaction entre Bastia et Lyon est donc tout ce qu'il y a de plus limpide. Et l'examen des pièces, par les enquêteurs, le prouvera. »
De son côté, le président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, a estimé hier « que l’OL n'était pas trop concerné par cette affaire si ce n'est qu'il a traité avec des gens se trouvant dans le collimateur», à propos de l'enquête sur Charles Pieri.
Et c’est peut-être là le but second de cette opération : rendre tricard dans tous les domaines, tous ceux qui ont affaire à Charles Pieri.
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