Les élus de l'assemblée de Corse ont adopté le rapport sur les incendies de forêts de cet été.
Ils ont approuvé la proposition du préfet concernant la coordination des moyens aériens mais ont constaté l'inefficacité de la prévention. Les élus territoriaux ont donc décidé d'établir un plan régional chapeauté par la CTC.
Rappelons le bilan des incendies de l’été 2003
26.000 ha ravagés par les flammes, c'est le bilan des incendies de forets de cet été en Corse
Plus de 26.000 hectares de forêts et de maquis ont été ravagés par les flammes cet été, bilan rapporté cet après midi par la préfecture de région. C'est l'un des plus lourds bilans enregistrés depuis 1994 pour la Corse-du-Sud et depuis 1985 pour la Haute-Corse, en raison principalement de la forte sécheresse.
6.114 ha ont brûlé dans le département de Corse-du-Sud de juin à septembre et il faut remonter à 1994 et ses 13.000 ha de forêts ravagées pour trouver un bilan plus lourd.
En Haute-Corse, ce sont plus de 20.000 ha qui ont brûlé dans la même période. Un triste record puisque le bilan le plus lourd remontait à 1985, avec plus de 17.000 ha.
Ces incendies ont fait deux morts: un homme en Corse-du-Sud, parce qu'il était retourné dans sa maison pour tenter de récupérer des biens, et une jeune femme en Haute-Corse, rattrapée sur une route avec sa mère et sa sœur en tentant d'échapper aux flammes.
Le préfet de région Pierre-René Lemas a précisé que ce bilan est en partie dû principalement "à une situation météorologique exceptionnelle mais non spécifique à la Corse puisque le continent, mais aussi tout le bassin méditerranéen et, en particulier la Grèce et le Portugal, ont également connu des bilans très lourds ».
Globalement les départs de feux sont en baisse par rapport à l'été 2002, mais la surface brûlée a été impressionnante en raison de la sécheresse et de vents plus violents et plus imprévisibles qu'à l'ordinaire.
Toujours dans le cadre de cette session, l'Assemblée de corse a énoncé le principe d'une Charte sur les éoliennes. Elle demandera dorénavant aux porteurs de projet de mieux informer la population avant de déposer les permis de construire. En Haute-Corse l’agglomération de Bastia s’est opposée à l’implantation d’éoliennes tandis que les villes de Petrabugno et de Patrimonio affichaient leur accord.
La ville de Bastia est en partie gérée par des communistes qui, sans le dire, défendent les intérêts d’EDF et d’une concentration des moyens de production énergétique aux seules mains de l’état.
En attendant, la centrale au fuel lourd du Vazzio, sorte de dinosaure dans un Corsica Park indécent, a subi plusieurs pannes causées par un changement de combustible acheté à Malte. En effet jusqu’à il y a peu la direction de l’EDF avec l’appui soutenu de la CGT majoritaire au Conseil d’entreprise, avait persuadé les autorités à ne pas implanter en Corse d’instruments de mesure de la pollution. De cette façon, on pouvait décréter que la Corse était propre.
Or les protestations des organisations écologistes ont fait que désormais la donne a changé. Du coup, l’EDF s’est mise à la recherche d’un fuel lourd moins polluant qu’elle pensait avoir trouvé. Le problème est que ce carburant se solidifie sous l’effet de la chaleur. Ces derniers, des coupures étaient occasionnées par la panne de deux moteurs sur quatre de la centrale du Vazzio.
TOUT LE DOSSIER CORSE
|
|