Le sondage "Eurobarometre" de l'Union européenne sévèrement critiqué
Nov 15, 2003
Le sondage commandité par l’Union européenne, dans lequel Israël est considéré comme "le pays menaçant le plus la paix dans le monde", a fait l'objet de vives critiques de responsables politiques européens. Au nom de la présidence de l'Union européenne, le Ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini a déclaré : "Il s’agit d’un sondage mal fait qui exprime un point de vue individuel et superficiel de problèmes complexes. Je regrette l’emploi de moyens racistes pour l’exécution de sondages délicats de l’opinion publique sur les thèmes de la guerre et de la paix. Les résultats du sondage ne reflètent pas la position de l’Union Européenne. L’UE voit en Israël un partenaire et regrette la violence des terroristes en Israël."

Pour le Maire de Paris, Bertrand Delanoé, qui visitait Israël, "le sondage constitue une erreur politique et morale grave. Il faut réparer immédiatement de telles erreurs".

Le président de la Commission européenne Romano Prodi a exprimé lui aussi sa profonde inquiétude quant aux résultats de ce sondage, qu’il a attribués aux préjugés et à l’antisémitisme. Il a fait remarquer, que dans l’Europe post-Shoa, il n’y avait pas de place pour de tels phénomènes et a souligné que le sondage ne reflétait pas la position de l’Union Européenne.
En Israël, le chef du parti travailliste Shimon Pérès, a mis en garde contre "la construction d’une nouvelle Europe sur de vieux sentiments" antisémites. "Si ce sondage est juste, alors l’Europe a tort", a-t-il déclaré.

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