La liste des élus corses condamnant les attentats s’allonge. Les attentats suscitent en Corse une réprobation de plus en plus évidente.
Ange Santini, vice-président de l'assemblée de Corse au nom des élus du groupe « Le Rassemblement»: « Je tiens à condamner avec la plus grande fermeté l'énième recrudescence des actes de violences qui affecte actuellement notre île et souhaite assurer les victimes de notre profond soutien. À travers les attentats qui ont détruit, en dépit dune soit disant trêve, des résidences secondaires à Sisco, Moriani et Isolella ainsi qu'à travers le mitraillage de la sous-préfecture de Sartène et celui qui a touché un garage lundi soir à Ajaccio, c'est une fois de plus à ceux et celles qui ont choisi de vivre en Corse, d'y investir leur temps et leur capital afin de contribuer de façon active à son développement, que l'on s'en prend. Par ailleurs, à l'heure ou d'aucuns s'interrogent sur le poids des médias nationaux qui véhiculent une image souvent fossoyée de la Corse, force est de constater que les auteurs de tels actes violents sont les premiers à contribuer à la détérioration de l'image de notre île en envoyant à l'extérieur des messages d'agressivité et de rejet. Outre l'absurdité et la contre productivité de ces actions, il convient de réaffirmer la conviction que j'ai eu l'occasion de défendre au nom des hommes et des femmes membres du groupe « Le Rassemblement » lors du récent débat consacré à la violence à l'assemblée de Corse f.. J»
Dominique Bucchini, conseiller territorial communiste « L'an dernier, il a fallu attendre sept mois pour que la sous-préfecture du Sud-Corse retrouve son locataire : ce retard n'a pu que pénaliser les populations de notre arrondissement. Et, en écoutant nos demandes de remplacement plusieurs fois renouvelées, les pouvoirs publics faisaient état de la difficulté... à trouver un fonctionnaire susceptible d'accepter cette mission car les divers attentats commis à la sous-préfecture décourageaient les bonnes volontés. En s'attaquant une nouvelle fois au bâtiment, leurs auteurs s'attaquent directement au service public dans l'intérieur de la Corse, par ailleurs malmené. Répétons donc que la violence est une impasse. J'assure M. le sous-préfet, le personnel, la famille de M. Angelini de mon soutien total, de ma sympathie en ces moments difficiles.
Et, à tout le moins après la tentative la semaine dernière du plasticage du pylône SFR au centre ville, je souhaite que le conseil municipal de Sartène, se réunisse pour débattre de cette recrudescence et condamne, à l'unanimité, ces attentats ».
L’UMP de Haute-Corse « On ne peut pas ne pas réagir à ces actes de violence qui finiront un jour ou l'autre par faire des victimes... Tous ces attentats sont lamentables aussi bien lorsqu'ils touchent les services publics que les biens privés ou les gendarmeries et les forces de l'ordre. Le bureau et les militants de la Haute Corse assurent toutes les victimes de leur soutien total. Nous ne pouvons accepter que le terrorisme s'installe en toute impunité dans notre île ».
Jean-Jacques Panunzi, conseiller général du canton de Tallano-Scopamène: « Un lâche attentat a de nouveau visé la sous-préfecture de Sartène. Cet acte odieux vient compromettre les relations quotidiennes qui lient les communes rurales aux services de l'État. Je rappelle en effet que Monsieur le sous-préfet de Sartène, collaborateur apprécié et dévoué, acteur incontournable de la ruralité, n'hésite pas à prodiguer ses conseils et à se déplacer dans les communes pour accompagner les élus dans l'exercice de leurs fonctions. En conséquence, je condamne avec la plus grande fermeté l'attentat dont il a fait l'objet et exprime à sa famille ainsi qu'à son personnel toute ma sympathie et ma solidarité en ces moments difficiles que traverse la Corse. Je reste persuadé qu'il s'agit d'un acte isolé et que la population du Sartenais ne peut-être identifiée aux personnes qui se livrent à ce genre d'exactions ».
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