Le comité régional du Parti communiste à l'assemblée de Corse a appelé à voter "non" au référendum, affirmant que "la suppression des départements va à l'encontre de l'exigence de cohérence et de proximité". Les communistes, dont quatre élus siègent à l'assemblée de Corse, entendent mener "une campagne offensive" d'ici au 6 juillet.
Le Non sera également prôné par un nouveau parti : " Le Rassemblement Républicain pour le Non" crée à Petreto Bichisano et présidé par Jérôme Polverini. Parmi ses membres de nombreux conseillers territoriaux et conseillers généraux comme Joseph Antona, Pierre-Jean Lucciani, Pierre-Paul Luciani, Marc Marcangeli, ancien maire d’Ajaccio et Paul Ruault.
Ce mouvement a pour but de rassembler les élus et citoyens corses pour s'opposer à des évolutions institutionnelles injustifiées et en rupture avec le modèle républicain, ont précisé ses créateurs.
A l'initiative de Charles-Antoine Casanova, maire de Guarguale, un petit village de la Corse du sud, un nouveau parti politique vient de voir le jour, le RPCR, Rassemblement pour la Corse Républicaine dont le sigle rappelle celui du RPR de Nouvelle-Calédonie dirigé par Lafleur. Le but de ce nouveau parti de droite est selon ses créateurs d'élaborer un projet politique capable de répondre aux défis posés à la Corse, de participer au débat démocratique, de traduite en acte le projet politique dans toutes les institutions insulaires, de rassembler la famille gaulliste et libérale. Le RPCR a d'ores et déjà a appeler à voter Non au referendum du 6 juillet.
En fait ce sont les réseaux traditionnels réunis autour des maires qui s’organisent pour faire échouer le projet de réforme de Nicolas Sarkozy. Malgré les données du sondage dont nous nous sommes faits les échos,il y a tout lieu de s’inquiéter. Le clientélisme des conseils généraux représentent une puissance peu visible mais réelle.
Cette fusion des forces partisanes du non met en difficulté Camille de Rocca Serra, député maire de Porto-Vecchio, qui, sous la pression de Nicolas Sarkozy, a pris position pour le oui tout comme son homologue du Nord Paul Natali. Or, leur base est foncièrement conservatrice et peine à se lancer dans la campagne pour le oui. On peut donc tabler sur une sorte de neutralité de Camille de Rocca Serra pourtant responsable de l’UMP aux côtés de José Rossi, fervent partisan du oui.
La campagne pour le oui risque donc d’être porté par des groupes sans troupes et des nationalistes peu convaincus par le projet. En tout état de cause on va vers une forte abstention.
C’est d’ailleurs là-dessus que compte un petit groupe nationaliste « u Rinnovu » qui se prononce pour l'abstention au referendum du 6 juillet. Pour ce mouvement ce projet constitue " une réformette qui n'est pas inscrite sur une feuille de route pour un règlement étapiste du problème national corse". Le Rinnovu accuse Nicolas Sarkozy de vouloir, à travers la consultation du 6 juillet et son projet, solder pour 20 ans le problème institutionnel, d'occulter le fait national corse, les enjeux actuels, la définition d'un corps électoral légitime et surtout la question du pouvoir législatif de plein droit, seule ouverture vers un processus étapiste de libre détermination ouvrant la voie de l'accession démocratique à l'indépendance politique de la Corse.
Dans les faits le Rinnovu cherche un espace entre les « inorganisés » organisés autour d’Edmond Simeoni, le Parti Corse Nationaliste (nationaliste modéré) et les indépendantistes. Puis les trois premières familles ont pris parti pour le oui, il ne reste plus au Rinnovu de prôner l’abstention. C’est chose faite
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